Le Canard Mal-Pensant

Le Blog de la Mal-Pensance Laïque et Résolument Incorrecte.

10 juillet 2007

Sarko chez la Limace.

Eh ! oui ! Sarko n'a pu éviter d'aller voir Bouteflika la Limace. Et nous avons enfin entendu le discours que, depuis des années, nous souhaitions entendre dans la bouche du chef de l'Etat français :

"Nicolas Sarkozy réaffirme son refus de la « repentance » dans une interview publiée par deux quotidiens algériens, El Watan et El Khabar, à l'occasion de sa venue en Algérie.

"Les jeunes générations, de part et d'autre de la Méditerranée, sont tournées vers l'avenir plutôt que vers le passé et ce qu'elles veulent, ce sont des choses concrètes", déclare le président français.

"Elles n'attendent pas de leur dirigeants que, toutes affaires cessantes, ils se mortifient en battant leur coulpe pour les erreurs ou les fautes passées, parce qu'à ce compte, il y aurait beaucoup à faire de part et d'autre", poursuit-il.

La conclusion d'un "traité d'amitié" entre Paris et Alger butte notamment sur l'exigence par les autorités algérienne d'une reconnaissance par la France des "crimes" commis pendant la période coloniale.

"Certainement qu'il y a eu beaucoup d'ombres, de souffrances et d'injustices au cours des 132 années que la France a passées en Algérie. Mais il n'y a pas eu que cela", déclare Nicolas Sarkozy. "Je suis donc pour une reconnaissance des faits, pas pour le repentir, qui est une notion religieuse et n'a pas sa place dans les relations d'Etat à Etat."

Le "travail de mémoire" doit aussi se faire "des deux côtés, car il ne s'agit pas d'avoir une partie qui doit accepter sans discuter la vérité de l'autre", ajoute-t-il.

Il promet de veiller à ce que ce travail se fasse du côté français mais estime qu'il ne faut pas faire pour autant "des questions de mémoire un préalable", car cela pénaliserait selon lui tous les Algériens et les Français qui attendent des "avancées rapides" dans les relations entre les deux pays.

Nicolas Sarkozy estime par ailleurs que l'amitié entre l'Algérie et la France est possible "sans un traité d'amitié".

"Ce qui importe surtout, c'est de donner au partenariat entre les deux pays un contenu concret qui soit perceptible par les Algériens et par les Français", souligne-t-il.

Pour ce faire, l'Algérie et la France ont fixé une feuille de route "qui recouvre tous les domaines de la coopération" - formation de cadres, échanges économiques, investissements, coopération dans le domaine énergétique, sécurité, circulation des personnes ... - ajoute le président français.

Il se dit également prêt à aller « plus loin » en matière de coopération militaire et "très ouvert" aux demandes algériennes en matière d'acquisition d'armes, "dès lors qu'elles contribuent à l'objectif de renforcer la sécurité régionale".

Enfin, il affirme que son objectif est de faciliter la circulation des personnes entre les deux pays mais à condition qu'il y ait en contrepartie une "coopération sans faille" pour lutter contre l'immigration illégale.

Il annonce au passage que le consulat général de France à Oran sera rouvert en septembre prochain.

Nicolas Sarkozy précise qu'il a proposé au président Abdelaziz Bouteflika de revenir à la fin de l'année en Algérie, après une des échanges de visites politiques et techniques entre les deux pays, pour faire mûrir ces projets.

Il affirme par ailleurs que l'Algérie est appelée, "si elle le veut bien", à jouer un "rôle clef" dans la mise sur pied de l'Union méditerranéenne qu'il propose. (Sources : Y/A)"

Reste maintenant à obtenir des actes ... ;o)

Posté par MDV_ à 14:23 - Colonisations & autres repentances. - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 juillet 2007

La violence pro-taliban fait 9 morts et 140 blessés au Pakistan.

" Des heurts ont opposé mardi les forces de l'ordre pakistanaises et des étudiants d'une mosquée pro-taliban à Islamabad, provoquant la mort d'un soldat, d'un journaliste, de quatre étudiants et trois passants, blessant 140 personnes, ont annoncé des officiels.


Ces violences surviennent après des mois de tension à la Mosquée Rouge (Lal Masjid) qui avait défié l'autorité du président pakistanais Pervez Musharraf en enlevant plusieurs civils chinois et pakistanais lors d'une campagne de moralisation.

Des étudiants portant des masques à gaz et armés des Kalachnikovs ont échangé des tirs avec l'armée et la police pendant plus de quatre heures.

"La mort des neuf personnes a été confirmée ainsi que les 140 personnes blessées", a déclaré lors d'une conférence de presse le vice-ministre de l'Intérieur Zafar Warriach.

Les heurts ont commencé lorsque la police a lancé plusieurs salves de gaz lacrymogènes. Auparavant, des douzaines d'étudiants armés de bâtons et des jeunes étudiantes vêtues de la burqa s'en étaient pris à des policiers près de la mosquée s'emparant de quatre armes.

Alors que la population s'enfuyait vers deux des quartiers commerçants de la capitale, des étudiants, protégés par des barricades et par des sacs de sable, ont échangé des tirs avec les forces de l'ordre aux cris de "Djihad! Djihad!".

"Le sang de nos martyrs ne sera pas versé en vain. Nous sommes prêts pour des attaques suicide", a déclaré par haut-parleur un mollah.

Plus tard, les étudiants ont incendié notamment un bâtiment du Ministère de l'Environnement. Une forte explosion a été entendue, vraisemblablement en relation avec les incendies.

Les échanges de tirs se sont poursuivis dans l'après-midi.

Une unité d'élite paramilitaire a annoncé qu'un de ses soldats avait été tué plus tôt pendant les heurts.

Par ailleurs, un cameraman a été tué par des tirs lorsque l'armée a repoussé la foule.

Allié de poids des Etats-Unis dans leur "guerre contre la terreur", le président Musharraf doit faire face à une critique intérieure croissante devant son inaction face à la campagne lancée par la Mosquée Rouge pour instaurer la charia, la loi islamique.

La semaine dernière, Musharraf avait déclaré que des kamikazes liés à Al-Qaïda s'étaient réfugiés dans la mosquée. Mais il n'a pas réagi de peur de provoquer des morts parmi les milliers d'étudiants, dont la majorité est originaire de zones pro-taliban à la frontière avec l'Afghanistan.

Selon Abdul Rashid Ghazi, un des deux frères à la tête de la mosquée, les étudiants se sont vengés après les tirs des forces de l'ordre, alors qu'un accord avait été passé pour ne pas assiéger la mosquée.

Le mois dernier, des étudiants avaient brièvement enlevé des ressortissants chinois d'une clinique que les responsables de la mosquée considéraient comme une maison close.

En janvier, les étudiants islamistes s'en étaient pris à une bibliothèque publique pour enfants. (Sources : Y/A)"

cana50Le Commentaire du Canard Mal-Pensant :

... et la bibliothèque publique pour enfants, les pro-talibans l'ont sans doute prise pour un club échangiste ? ...

Posté par MDV_ à 18:34 - Intégrisme arabo-musulman. - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 juillet 2007

Al Qaïda frappe la Grande-Bretagne.

"La Grande-Bretagne a été placée en état d'alerte maximale face au risque terroriste à la suite de l'attentat à la voiture piégée déjoué à Londres et de l'attaque menée samedi contre l'aéroport de Glasgow, deux événements que les enquêteurs relient entre eux.

"Je veux que l'ensemble des Britanniques soient vigilants et je veux qu'ils soutiennent la police et toutes les autorités (...) Je sais que le peuple britannique fera face uni, déterminé, et fort", a déclaré le Premier ministre Gordon Brown qui a réuni samedi pour le deuxième jour consécutif son conseil de sécurité, ou Cobra.

Quatre jours après son entrée en fonctions au 10, Downing Street, Brown est confronté à une situation de tension extrême.

Trente-six heures après la découverte de la première des deux voitures piégées dans le centre de Londres, deux hommes ont précipité samedi après-midi leur voiture, un 4x4, contre une porte d'un terminal de l'aéroport de Glasgow.

Selon un témoin, le véhicule s'est écrasé contre le mur. Ses deux occupants en sont sortis et ont pris deux jerricans d'essence dont ils se sont ensuite servis pour asperger la voiture avant qu'elle ne s'enflamme.

Les deux hommes ont été interpellés, dont l'un a été transporté à l'hôpital dans un état critique. Selon le chef de la police de la région de Glasgow, cet individu, qui souffre de graves brûlures, avait un "engin suspect" caché sur son corps.

L'établissement a été évacué le temps que cet engin soit placé dans un endroit sûr et plusieurs médias ont alors évoqué la possibilité d'une ceinture d'explosifs. Mais la police de Strathclyde a précisé dans la nuit qu'il ne s'agirait pas d'un "engin explosif improvisé".

Deux autres suspects ont été arrêtés dans le nord de l'Angleterre par la police antiterroriste.

"Je peux confirmer que nous pensons que l'incident à l'aéroport de Glasgow est lié aux événements d'hier à Londres", a déclaré le chef de la police de Strathclyde, Willie Rae. "Il y a clairement des similarités et nous pouvons confirmer que (l'incident) est traité comme un acte terroriste."

Dans l'enquête sur les deux voitures piégées découvertes vendredi dans le centre de Londres, les services de renseignement jugent de plus en plus sérieuse la piste menant à des activistes utilisant les mêmes méthodes qu'Al Qaïda.

"Le sentiment que ce projet est d'inspiration islamiste (...) se renforce progressivement", a déclaré un responsable sous couvert de l'anonymat.

Les enquêteurs passent au crible des centaines d'heures de bandes enregistrées par des caméras de vidéo-surveillance afin d'identifier les personnes qui ont garé les Mercedes piégées dans le quartier de Haymarket Street, en plein centre touristique de Londres.

La chaîne de télévision américaine ABC a rapporté qu'une image "tout à fait claire" d'un suspect avait été d'ores et déjà identifiée, mais Scotland Yard n'a pas confirmé cette information.

Le dispositif de sécurité dans la capitale a été renforcé en vue des importants événements qui auront lieu à Londres ces prochains jours.

Après la Gay Pride particulièrement encadrée de samedi après-midi, la poursuite des Internationaux de Grande-Bretagne de Wimbledon, le concert de charité en l'honneur de feue la princesse Diana programmé ce dimanche puis le départ du Tour de France cycliste et le concert Live Earth pour l'environnement devraient être étroitement surveillés.

"Que nul ne s'y trompe, les attentats à la bombe de cette fin de semaine signalent une escalade majeure dans la guerre que nous livrent les terroristes islamistes", écrit le conseiller du Premier ministre britannique chargé de la lutte contre le terrorisme dans un article publié dimanche dans le News of the World.

"Al Qaïda a importé les tactiques de Bagdad et Bali dans nos rues, et cela va empirer avant que nous reprenions le dessus", poursuit John Stevens. "Qu'ils soient passés à des attentats à la voiture piégée est le signe du nouveau degré de maturité et de sophistication atteint par Al Qaïda en Grande-Bretagne." (Sources : Y/A)"

Posté par MDV_ à 11:59 - Intégrisme arabo-musulman. - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juin 2007

Quelques rappels sur l'affaire Salman Rushdie.

"De tous côtés s'élèvent des protestations contre l'anoblissement de Salman Rushdie à l'occasion du 81e anniversaire de la reine d'Angleterre. Ces critiques accusent l'écrivain britannique d'insulter l'islam et les musulmans du monde entier.

Sans faire une revue de presse complète, on apprend qu'un ministre pakistanais lance qu'un tel acte justifiait les attentats-suicides. "Cet acte insultant, suspect et déplacé du gouvernement britannique est un exemple évident de lutte contre l'Islam", a-t-on déclaré à l'ambassadeur britannique convoqué au ministère iranien des Affaires étrangères.

Les journaux ne sont pas en reste. Le quotidien The News, juge que "la décision de la Grande-Bretagne (...) est l'une de ces folies inexplicables destinée, semble-t-il, à rassembler les forces de l'extrémisme dans ce monde dangereusement instable". Toujours au Pakistan The Nation parle de "singeries antimusulmanes" et le journal Nawa-i-Waqt pense qu'il s'agit d'une conspiration de l'Occident pour diffamer les musulmans.

Les populations civiles ont emboîté le pas. Des islamistes pakistanais ont brûlé des effigies d'Elisabeth II et de Rushdie en hurlant "Mort à Rushdie, mort à la Grande-Bretagne, mort à la reine !". Plus grave, aujourd'hui dans le Figaro, lord Nazir Ahmed, premier musulman ennolbi, s'oppose à cet ennoblissement :

"Tout comme l'historien britannique David Irving, pourtant condamné en Autriche à la prison pour négation de l'Holocauste. Quand des propos racistes à l'égard d'une candidate indienne de l'émission « Big Brother » provoquent des manifestations violentes à New Delhi, personne n'a rien dit. Il ne peut y avoir deux poids deux mesures."

Comment prendre de telles réactions ? Tout d'abord, Que reproche-t-on exactement au romancier ? La plupart du temps reviennent les mots "insultant" et "blasphématoire". Dans les Versets sataniques, l'écrivain d'origine pakistanaise et élevé dans l'islam, base son histoire sur une anecdote relevée par l'ancien commentateur persan al-Tabari. Il s'agit de la Sourate de l'Etoiel (LIII, 17-23) où Mohammed aurait accepté (sans s'en rendre compte) une révélation de Satan, qui s'était substitué à l'ange Gabriel. Il aurait alors déclaré publiquement que l'intercession de certaines déesses préislamiques était souhaitable. Finalement le lendemain, réprimandé par l'ange Gabriel, il réctifie la sourate pour donner la version actuelle.

 

Finalement, où est le mal ? Qu'est-ce qui justifie, de la part d'un ministre, un appel au meurtre ? Avant de répondre, il faut rappeler un point souligné par les trop rares philologues qui étudient le Coran, notamment Manfred Knopp car il s'agit bien ici d'un problème de philologie : il n'existe aucune édition historico-critique du Coran, alors que c'est le cas de la plupart des textes anciens, y compris pour les autres religions abrahamiques. L'arabe des premières versions écrites de la fin du VIIe siècle ne possède ni voyelles, ni points diacritiques. Les ambiguïtés sont nombreuses.

Or toutes les éditions actuelles du Coran s'appuient sur un texte canonique de l'édition de Hazar publiée pour la première fois dans les années 1920. Nous ne connaissons absolument pas les motifs des choix "philologiques" alors opérés. Lorsqu'à la fin du XXe siècle on découvre les manuscrits de Sana'a les autorités yéménites mettent très rapidement un terme à des recherches qui auraient pu remettre en question la validité de cette édition.

Pour faire un parallèle, la très sèche et austère Histoire du Coran écrite par Theodor Nödelke en 1859, lorsqu'elle a été publiée en arabe à Beyrouth en 2005, a été bannie par une fatwa du Dar Alifta parce qu'elle était insultante et offensante pour l'islam. Salman Rushdie doit se sentir moins seul.

Nous sommes donc contraints de constater que certaines personnes, y compris des nobles britanniques et des ministres pakistanais, considèrent que faire un travail qui remet en question, serait-ce sur un point de détail, le caractère absolu d'un texte vieux de 1300 ans, dont les preuves d'une élaboration humaine transpirent de toutes parts, est insultant (pour ne pas dire blasphématoire) au point de mériter la mort.

Dans ce cadre les paroles de lord Nazir Ahmed, qui compare une oeuvre romanesque basée sur une anodine critique textuelle avec le négationnisme, prennent tout leur sens totalitaire. Il s'agit par ces amalgames hâtifs et extrêmes de démonter d'emblée toute vélléité d'appliquer une lecture historico-critique au texte au Coran. Dès lors, il pratique lui aussi une forme de négationnisme.

La foi de chacun et le respect de cette foi entrent-ils en contradiction avec la publication de romans ou de travaux scientifiques critiques envers un texte considéré par certains comme révélé. La foi d'autres hommes en l'inexistance d'une révélation, qu'elle soit portée par Moïse, Jésus, Mohammed ou Joseph Smith Sr n'est-elle pas insultée par les tentatives de s'opposer à la publication de tels écrits ? (Sources : Agoravox - Hervé Hutzinger)"

cana50Le Commentaire du Canard Mal-Pensant :

Je ne retiendrai qu'une chose : si vraiment - et les réactions à l'ennoblissement de Rushdie le prouvent amplement - " ... certaines personnes, y compris des nobles britanniques et des ministres pakistanais, considèrent que faire un travail qui remet en question, serait-ce sur un point de détail, le caractère absolu d'un texte vieux de 1300 ans, dont les preuves d'une élaboration humaine transpirent de toutes parts, est insultant (pour ne pas dire blasphématoire) au point de mériter la mort", c'est que ces personnes-là sont des arriérées. Il n'y a là ni insulte, ni dénigrement d'une ethnie ou d'une religion, quelle qu'elle puisse être : rien qu'une constatation qui fait froid dans le dos.

En toute chose, il faut conserver son humour et son esprit critique. Cela évite bien des malheurs ...

Posté par MDV_ à 16:51 - Intégrisme arabo-musulman. - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 juin 2007

Autonomie des Universités : le fils à Môman pense à la grève.

Mon cher Canard,

Vous rappelez-vous Bruno Julliard, le Fils à Môman ? Eh ! bien, le voilà qui menace :


" Devant l'opposition des syndicats, notamment de l'Unef, au texte sur l'autonomie des universités, Nicolas Sarkozy a durci le ton mercredi assurant qu'il n'abandonnerait pas au motif que ce serait "trop risqué politiquement" et annonçant des moyens supplémentaires pour les universités volontaires. "On ne peut pas dire sans arrêt que le XXIe siècle sera le siècle de la connaissance et garder notre système universitaire à l'abandon pour la seule raison qu'il serait trop risqué politiquement de le réformer", a déclaré le président de la République devant les parlementaires UMP. "Tout le monde est d'accord sur la nécessité de le réformer, un seul argument s'y oppose: c'est dangereux", a-t-il ajouté, suggérant à "ceux qui n'aiment pas le danger" de "choisir une autre activité".

L'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités présenté par la ministre Valérie Pécresse a été accueilli fraîchement par les acteurs de l'université, en particulier les étudiants de l'Unef qui ont mené la bataille contre le CPE en 2006. Personnels, présidents d'université et étudiants reprochent dans leur quasi totalité au texte de prévoir que seules les universités qui le peuvent et qui le souhaitent accèdent, sans obligation ni date butoir, à leur autonomie financière, en matière de ressources humaines comme de propriété des locaux.

"Toutes les universités ont la capacité d'accéder à l'autonomie, à leur rythme, n'opposons pas les universités entre elles, elles peuvent toutes progresser vers ce nouveau statut", a estimé Michel Lussault, 3e vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU).

"Ce n'est pas acceptable, nous allons utiliser le temps qu'il reste pour l'amender mais si au bout du compte il reste en l'état, nous organiserons la mobilisation des étudiants", a prévenu de son côté Bruno Julliard, président de l'Unef.

Pour manifester néanmoins sa volonté de "prendre (ses) reponsabilités", le chef de l'Etat a pris le risque mercredi de mécontenter plus encore les opposants au texte présenté mardi. Il a affirmé que les universités qui "choisissent le nouveau statut recevront des moyens supplémentaires". Il s'agit d'"une incitation pour encourager les universités à prendre leur autonomie et les épauler dans cette démarche", a expliqué l'Elysée à l'AFP, en précisant qu'"il n'y a pas de limitation a priori au volontariat" qui pourra concerner toutes les universités.

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse "mettait de l'huile dans les rouages, (Nicolas Sarkozy) met de l'huile sur le feu", a déclaré Bruno Julliard mercredi, se disant "abasourdi". Il a aussi regretté que l'avant-projet de loi prévoit que les universités pourront soumettre l'entrée en deuxième cycle (master 1, bac+4) aux "conditions définies dans les conseils d'administration", ce qui revient pour lui à "une sélection".

"C'est incompréhensible, on avait un engagement qu'il n'y aurait pas de conditionnement des moyens", s'est étonné Bruno Julliard, jugeant de plus que M. Sarkozy se montrait "très agressif". "Il s'agit d'un contresens", a commenté Michel Lussault, de la CPU. "La France a besoin de toutes ses universités, c'est une erreur de croire qu'en développant seulement certaines universités, nous arriverons à répondre aux besoins de formation et de recherche", a-t-il analysé. (Sources : Y/A)

cana50Le Commentaire du Canard Mal-Pensant :

Sarko piétine la vénérable fourmilière universitaire : et encore, quand j'écris "fourmilière", je suis vraiment gentil - normal, il est tard ...

Abasourdi, qu'il est, le petit Bruno ? Sans blague ? ... Tu veux mon avis : il n'a pas encore réalisé qu'il ne se trouvait plus en face de Chirac et de Villepin ... Ca va lui faire un choc, quand il va voir la différence ... Enfin, faut bien que jeunesse se forme, pas vrai ? :-)

Posté par MDV_ à 21:14 - Après le 6 Mai 2007. - Commentaires [0] - Permalien [#]

Intolérable chantage islamiste à Islamabad et Téhéran.

Mon cher Canard,

On s'y attendait mais il faut le lire pour le croire : il y a encore des attardés sur cette terre qui prônent la mort pour les blasphémateurs. Ca se passe à Islamabad et à Téhéran - une fois de plus :

"Des centaines de manifestants dans le centre du Pakistan ont chanté mercredi des slogans hostiles à la Grande-Bretagne l'accusant d'avoir "provoqué" les musulmans en anoblissant l'écrivain Salman Rushdie. Plus de 150 commerçants de la ville de Multan ont brûlé un drapeau britannique en signe de colère après l'octroi samedi par la reine d'Angleterre du titre de chevalier à l'auteur des "Versets sataniques", le livre "blasphématoire" d'un homme "détesté", ont raconté des témoins.

"La Grande-Bretagne a tenté de déclencher une controverse sur l'auteur maudit Rushdie", a accusé l'un des commerçants, Akhtar Butt. "C'est une tentative délibérée de provoquer les musulmans", a-t-il affirmé.

Les tensions diplomatiques sont montées d'un cran entre d'un côté le Pakistan et l'Iran et de l'autre la Grande-Bretagne à propos de "l'affaire Rushdie". Islamabad et Téhéran ont convoqué mardi les ambassadeurs britanniques et Londres a exprimé sa "profonde inquiétude" après des propos incendiaires d'un ministre pakistanais. Depuis trois jours, des islamistes au Pakistan brûlent des effigies de la reine Elizabeth II et de Rushdie et hurlent "Mort à Rushdie, mort à là Grande-Bretagne, mort à la reine!".

Mercredi, à Multan, plus de 100 étudiants d'écoles religieuses ont encore incendié une effigie de l'écrivain. "La distinction accordée à Rushdie est une insulte pour ceux qui l'ont reçue dans le passé", a jugé Hidayatullah Pasroori, dirigeant local du parti modéré musulman Jamiat Ulema Pakistan. Une formation plus radicale, le Jamiat Ulema Islam, a manifesté à Multan, condamnant "le gouvernement britannique pour avoir distingué un blasphémateur". A Londres, un porte-parole du Foreign Office avait indiqué lundi que l'ambassadeur Brinkley avait "clairement exprimé" au ministère pakistanais des Affaires étrangères "la profonde inquiétude du gouvernement au sujet de ce que le ministre des Affaires religieuses aurait dit". "Le gouvernement britannique est très clair: rien ne peut justifier des attentats suicide", a ajouté le Foreign Office.

A Lahore, dans l'est du Pakistan, 150 extrémistes surexcités ont brûlé des effigies de la reine et de l'écrivain et ont réclamé que Rushdie soit traduit devant un tribunal islamique. "La peine pour un blasphémateur est la mort!", a crié à la foule un dirigeant islamiste, Shahid Gilani. "Nous avons décidé d'appeler tous les chiens 'Sir'", a-t-il ajouté. Une centaine d'autres ont hurlé "Mort à Rushdie, mort à la Grande-Bretagne, mort à la reine!", brûlant le drapeau britannique à Karachi, dans le sud. Dans la matinée, le Sénat du Pakistan a "exigé le retrait du titre de chevalier" conféré à Salman Rushdie, dans une résolution votée à l'unanimité, comme l'avait fait la veille l'Assemblée nationale, pour offense à l'islam. Salman Rushdie, d'origine indienne, a passé des années dans la clandestinité après avoir été "condamné à mort" par une fatwa lancée en 1989 par le fondateur de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, à cause des "Versets sataniques".

Comment, après cela, soutenir encore que ces gens-là ne sont pas en guerre contre les valeurs occidentales ? ...

cana50Le Commentaire du Canard-Mal-Pensant :

(Chut ! Il faut pas le dire !)

Bon, peut-être que nos amis islamabadiens et téhéraniens devraient faire un effort pour cesser de se croire le nombril du monde. La modestie est toujours très prisée par Dieu, non ? (Enfin, c'est ce qu'on m'apprenait, quand j'étais un tout jeune caneton à peine sorti de mon oeuf ...)

Et puis, il faudrait aussi qu'ils comprennent qu'on est en 2007 et qu'on ne doit plus tuer les gens (en les lapidant, par exemple) s'ils ont envie de jurer, de sacrer et de blasphémer. Je ne prêche pas pour ma chapelle, notez : j'aime pas les gros mots. Mais on est au XXIème siècle, on n'est plus au Moyen-Age !

Ah ! oui ! Une dernière remarque : quand est-ce qu'ils vont enfin séparer la religion et l'Etat ? Qu'ils essaient donc un peu : ils verront comme c'est cool ! ... Et ils cesseront enfin de se faire manipuler par leurs dirigeants ... (Et puis, Rushdie, je l'ai lu et franchement, ça me botte : il n'y a vraiment pas de quoi en faire un fromage sauf si l'on s'imagine encore que les fromages sont faits directos par le Créateur Machin-chouette, quoi ...)

Posté par MDV_ à 15:31 - Intégrisme arabo-musulman. - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Prochain Congrès du PS sera-t-il avancé ?

Mon cher Canard,

Puisqu'aujourd'hui, 2 Messidor de l'an CCXV de la République, nous inaugurons une nouvelle formule dans nos billets, commençons par un sujet titillant : le Parti socialiste français !

Citation:
Les partisans de Ségolène Royal ont réclamé mardi devant le bureau national (BN) du parti une consultation des militants à propos du calendrier de rénovation du PS et souhaité que ce calendrier soit "resserré".

"Nous pensons qu'il faut consulter les militants sur le calendrier, qui doit être resserré", a déclaré Gilbert Roger, maire de Bondy (Seine-Saint-Denis), à la sortie du BN. Selon lui, cette consultation doit intervenir "avant l'été".

Egalement proche de Ségolène Royal, le sénateur David Assouline a estimé qu'un tel référendum interne "donnerait plus de force au processus de rénovation" et constituerait donc un atout "pour les élections municipales" de mars 2008. François Rebsamen, par ailleurs numéro deux du PS, est aussi de cet avis.

M. Roger s'est d'autre part prononcé pour un congrès "en octobre-novembre" et a souhaité que le parti puisse ensuite "déterminer très rapidement qui serait la personne" incarnant le projet des socialistes. "Je pense qu'on peut le faire à partir de 2008".


Les partisans de Mme Royal contestent ainsi le schéma prévu par le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, qui préconise un congrès à l'automne 2008, conformément au rythme triennal de ces réunions.

Les députés Manuel Valls et Gaëtan Gorce ont demandé "un changement de direction" du parti, au profit d'"une direction collégiale", selon le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll.

Cependant, a-t-il indiqué, "la majorité des interventions" a tourné autour de l'idée qu'il faut "un processus long de débat" avant de poser la question du leadership du PS et de la gauche. Est intervenu dans ce sens, entre autres, Bertrand Delanoë et Henri Emmanuelli, lors d'un débat "où chacun a pu s'exprimer de manière franche et claire", a rapporté M. Le Foll.

Sont aussi sur cette ligne, selon des participants interrogés après la réunion, les amis de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Lionel Jospin et Martine Aubry.

M. Hollande "fera une proposition globale, portant à la fois sur le calendrier et sur les thèmes" du processus de reconstruction de la gauche, samedi lors du Conseil national du parti. Cette proposition, qui "n'est pas encore arrêtée" selon M. Le Foll, sera soumise au vote du CN, a-t-il confirmé.

De son côté, Benoît Hamon (gauche du parti) a estimé qu'organiser un vote de tous les militants reviendrait à "délégitimer le CN" élu par le congrès de novembre 2005. (Sources : Y/A)

Avant cela, interviewé pour "Le Parisien", Nicolas Sarkozy avait déclaré : "Le PS est trop faible pour gagner, il est aussi trop fort pour se réformer."

Des commentaires ? ...

cana50Le Commentaire du Canard Mal-Pensant :

Bonne idée, cette nouvelle formule ! Depuis le temps que tu me tenais en réserve ! ... Surtout que quand même, y a pas à tortiller : j'ai de l'allure, non, avec mon noeud pap ? ... :-)

... Ah ! oui ! Le P.S. ... Elle a du punch, Ségolène ! Plus que les Eléphantesques, y a pas photo. Evidemment, elle prend le risque d'une traversée du désert mais les militants (et les sympathisants) ont tellement besoin d'espoir qu'elle a des chances de réussir. La gu ... Pardon, la tête des Eléphantesques si elle réussit son coup ! ...

Maintenant, elle peut très bien avoir combiné le coup avec le petit Hollande ...

Et pour ce que Sarko dit de tout ça, ben, il n'a pas tort mais il omet la possibilité d'une implosion du P.S.


Posté par MDV_ à 10:56 - Après le 6 Mai 2007. - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juin 2007

Le Pakistan tente de faire pression sur Elisabeth II.

Et pourquoi ? Parce que la reine d'Angleterre a décidé d'ennoblir Salman Rushdie :

Citation (Yahoo/Actu) :


" L'écrivain d'origine indienne Salman Rushdie porte désormais le titre de "Sir", au grand dam d'Islamabad

L'auteur fut en effet très critiqué par les islamistes pour son livre "Les Versets sataniques", jugé blasphématoire pour l'Islam. Tanim Aslam, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, a affirmé hier qu'elle "déplorait la décision de Londres d'anoblir Salman Rushdie". Londres a défendu la décision de la reine Elizabeth II. Selon l'ambassade de Grande-Bretagne à Islamabad, "l'honneur fait à Salman Rushdie est amplement mérité." Salman Rushdie a passé des années dans la clandestinité. En 1989 il a été menacé par une fatwa lancée par le fondateur de la République islamique d'Iran qui l'avait alors condamné à mort à cause de ses "Versets sataniques".

Espérons que la Reine tiendra bon ! Mais en quoi une décision britannique qui ne regarde que l'Angleterre devrait-elle être remise en question parce qu'une poignée de fanatiques religieux a des vapeurs ? ... Plutôt que de s'intéresser à l'ennoblissement de Salman Rushdie, qu'ils balaient donc devant leur porte les recommandations zoophiles de celui qui lança la fatwa contre Rushdie, à savoir Khomeiny !

Posté par MDV_ à 14:30 - Intégrisme arabo-musulman. - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 juin 2007

Le Front National est tombé.

Hier, 10 juin 2007, le Front National est tombé au-dessous de la fameuse barre des 5%.

Il redescend ainsi au score qui était le sien avant que François Mitterrand ne le prît sous sa coupe.

Vous observerez que, aujourd'hui, si la gauche ne dit pas un mot sur la stratégie mitterrandienne qui permit à la formation lepéniste de connaître dans notre pays un succès sans précédent, elle tente une fois de plus, par les voix des ténors (ne devrait-on plutôt pas dire "castrats" ?) du PS et par la nasillarde trompettante qui sert d'organe à M. Besancenot, de culpabiliser les électeurs UMP en montrant du doigt les votes FN qui se sont ralliés aux idées de Nicolas Sarkozy.

Pas un mot pour se féliciter de voir le Front National réduit à ce triste niveau - pour lui.

Une fois de plus, il n'y a aucune honte à récupérer les voix sectaires de l'extrême-gauche mais l'on touche le fond en raflant celles (tout aussi sectaires, j'en conviens) de l'extrême-droite.

En 2010, soixante-cinq ans se seront écoulés depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Et ces gens-là pensent toujours comme en 1945 : pire, ils se croitent toujours à l'abri derrière des idéologies dépassées et qui, coûte que coûte, devront s'adapter si elles veulent survivre.

Fossilisation ? oeillères ? ou tare congénitale ? ...

Posté par MDV_ à 13:02 - Après le 6 Mai 2007. - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 juin 2007

L'Europe n'est pas un Eldorado ...

... soit, mais des mesures efficaces vont-elles enfin êtres prises en France ?

"François Fillon réaffirme que son gouvernement sera intraitable face à l'immigration clandestine, soulignant que "l'Europe n'est pas l'eldorado".

"Notre pays ne peut pas supporter une augmentation considérable du nombre d'étrangers qui viendraient s'installer sur notre territoire et qui n'auraient pas les moyens de s'y intégrer", a déclaré le Premier ministre lors d'une visite au centre de rétention administrative du Mesnil Amelot, près de l'aéroport de Roissy.

"La générosité, ce n'est pas d'ouvrir grand les frontières sans se préoccuper de savoir comment les gens vont s'intégrer, comment ils vont vivre, comment ils vont subsister", a-t-il dit aux côtés du ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux.

"Si on veut que notre pays continue de se développer, que les droits soient respectés (...) il faut réguler les flux migratoires", a insisté le chef du gouvernement, qui a rendu hommage à la mission "noble" des gendarmes chargés du CRA du Mesnil Amelot.

Ce centre, l'un des plus grands de France avec 140 places, accueille actuellement 118 étrangers en situation irrégulière. Il sera remplacé début 2009 par un nouveau centre de 240 places en construction au Mesnil Amelot.

"En nous aidant à réguler les flux migratoires, vous assurez la protection de notre cohésion nationale", a dit François Fillon aux gendarmes.

"Il faut que nous montrions à tous ceux qui sont candidats à venir en Europe, que l'Europe, ce n'est pas l'Eldorado que parfois on leur promet", a-t-il souligné, évoquant la mort de 18 clandestins la semaine dernière au large de Malte.

"Tous ceux qui promettent des papiers pour tout le monde, d'une certaine manière, ont une responsabilité dans ce qui vient de se passer", a estimé le Premier ministre.

"La République française sera extrêmement ferme, elle fera appliquer les lois. Naturellement, ces lois doivent être appliquées avec la plus grande humanité", a-t-il conclu.

François Fillon a martelé son message à l'issue d'une visite aux services des douanes de l'aéroport de Roissy, à laquelle participait également Eric Woerth, ministre du Budget.

"L'Europe est une terre ouverte, la France est un pays d'immigration, elle continuera de l'être, elle continuera à accueillir beaucoup d'étrangers sur son territoire, mais elle ne veut accueillir que les étrangers qu'elle est capable d'intégrer et auxquels elle est capable de donner les moyens de subsistance", a-t-il dit aux journalistes.

Brice Hortefeux a fixé pour objectif au forces de l'ordre la reconduite de 25.000 clandestins aux frontières en 2007.(Sources : Y/A)"

Posté par MDV_ à 19:15 - Après le 6 Mai 2007. - Commentaires [0] - Permalien [#]
 
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