17 septembre 2006
Une religieuse italienne et son garde du corps somalien assassinés au nom de l'islam.
| Citation: |
| Une
religieuse catholique italienne a été tuée dimanche par des hommes
armés non identifiés dans un hôpital de la capitale somalienne
Mogadiscio, où un responsable religieux avait appelé la veille les
musulmans à "se venger" du pape pour ses propos sur l'islam. Deux assaillants ont pénétré discrètement dans l'hôpital pour enfants SOS (financé par l'Autriche), dans le district de Huriwa (sud de Mogadiscio). Se fondant dans la foule des patients en attente d'une consultation, ils ont ouvert le feu sur la religieuse et le garde-du-corps qui l'accompagnait alors qu'elle se rendait à pied d'un immeuble à un autre de l'hôpital, après un cours à des étudiantes en médecine, selon des témoins. Elle est morte peu après des suites de ses blessures, au cours d'une opération chirurgicale tentée pour la sauver. Depuis Rome, le ministère des Affaires étrangères italien a confirmé son décès. Le garde somalien est quant à lui mort sur le coup. Très connue au sein de la population locale, la soeur catholique, âgée de près de 70 ans, appartenait à l'ordre des missionnaires de la Consolation. Elle vivait et travaillait en Somalie depuis de nombreuses années. Le Vatican a immédiatement dénoncé cet "acte horrible", espérant que cela resterait un "acte isolé". (Sources I/A). |
Ah
! la belle vengeance ! Ah ! le bel acte de courage ! S'attaquer à une
femme de 70 ans, qui donnait des cours, retenez-le bien, à des étudiantes
, dans un hôpital pour enfants fondé par l'Occident - parce que, pour
apporter de l'argent et des secours, l'Occident, il est bon à prendre !
Tirer à bout portant sur cette femme et son garde-du-corps !
Je me refuse à croire cependant que Mahomet ne sanctionnerait pas pareille lâcheté.
16 septembre 2006
Europe : aucun dirigeant pour défendre Benoît XVI.
Sauf en Allemagne et en Autriche !
"Cependant quelques voix
se sont élevées en Europe pour prendre la défense de Benoît XVI. "Celui
qui critique le pape méconnaît l'intention de son discours qui était
d'inviter au dialogue entre les religions", a affirmé samedi la
chancelière allemande et compatriote du pape, Angela Merkel.
En
Autriche, un pays très catholique, de nombreux journaux ont volé au
secours du pape. "Le soulèvement réflexe d'une partie du monde musulman
s'explique par un raccourci volontaire du discours du pape et une
ignorance de sa véritable intention", a écrit ainsi le quotidien
indépendant Kurier. (Y/A)"
Moi, ça me fait bouillir, une couardise pareille de la part de nos dirigeants !
La tolérance des islamistes du Hamas.
Sur Yahoo/Actu :
"A l'église orthodoxe Porphyrios de Gaza, l'inquiétude se lit sur les visages: les murs portent les traces fraîches des explosions de bombes, et des hommes armés ont été déployés pour protéger les lieux, 24 heures sur 24.
Vendredi,
la communauté a été attaquée à quatre reprises, trois jours après les
propos du pape Benoît XVI sur l'islam et le jihad. Une grenade a
explosé à l'aube contre les bureaux de l'association de jeunesse,
situés près de l'église et trois autres petites bombes artisanales ont
été lancées plus tard dans la journée.
Samedi
matin, des cocktails Molotov ont été lancés contre deux églises à
Naplouse dans le nord de la Cisjordanie, sans faire ni victime ni
dégât, ont indiqué des responsables des services de sécurité
palestiniens.
Assis dans un petit salon de chaises
de rotin et plastique, le père Atémios, passe sa main dans sa barbe
noire et dit d'une voix calme: "C'est la première fois que cela arrive.
Une attaque contre notre église".
Installé à Gaza
depuis cinq ans, il assure que les chrétiens de la bande de Gaza,
environ 5.000 appartenant dans leur grande majorité à l'église
grecque-orthodoxe, entretiennent de bonnes relations avec les
musulmans. "Nous ne voulons pas lier les propos du pape à ce qui s'est
passé", dit-il, en croisant et décroisant ses jambes recouvertes par sa
longue robe sombre.
Il marque une pause, comme pour
se rendre à l'évidence. "Mais ça l'est peut-être. Cela s'est déroulé
quand même à quatre reprise dans la journée"
"Nous avons reçu l'assurance du gouvernement, du président, du
Fatah, du Hamas et des autres groupes que rien n'arriverait à l'église
et aux chrétiens. Mais aucun acte isolé n'est à exclure", affirme-t-il.
L'archevêque Alexios lui aussi s'interroge. "C'est étrange. Nous avons bâti de bonnes relations avec les gens du quartier, avec les autorités".
Alors que les deux hommes conversent, le haut parleur de la mosquée Omar al-Mokhtar, toute proche, grésille avant que le muezzin ne lance l'appel à la prière, suivi du prêche de l'imam. "Nous défendrons l'islam en brandissant nos épées", lance-t-il.
Désabusé, l'archevêque lâche: "Le fanatisme est tellement grand qu'on ne peut faire face".
"Nous n'avons pas peur des groupes politiques, mais des personnes fanatisées par des imams dans les mosquées et qui descendent ensuite parader dans les rues", ajoute-il.
"Le fanatisme augmente jour après jour au Moyen-Orient. Toutes ces guerres affectent notre vie ici. Quand les Etats-Unis frappent un pays, l'Afghanistan, l'Irak, cela se traduit par un problème entre chrétiens et musulmans".
Pour les deux ecclésiastiques dont l'église ne dépend pas du Vatican, Benoît XVI n'aurait pas dû tenir ces propos en cette période troublée pour les relations entre l'Orient et l'Occident. "Ses déclarations sont intervenues au mauvais moment, juste après l'affaire des caricatures", de Mahomet par un journal Danois qui avait provoqué l'ire des musulmans dans le monde l'an dernier.
"Ce qu'il a dit n'est pas faux mais intervient juste au mauvais moment", reprend l'archevêque.
Prompt à réagir, le mouvement islamiste Hamas s'est emparé de l'affaire et a appelé les fidèles à se réunir dans le centre de Gaza, au son de chants à la gloire du prophète Mahomet et de l'islam. Par centaines, ils ont afflué vendredi soir autour des locaux du Parlement à Gaza.
Pour Ismaïl Radouane, un responsable du Hamas, "c'est une nouvelle croisade chrétienne lancée contre le monde musulman et arabe!. "Ils haïssent notre religion mais nous mourrons sur la voie de Dieu", s'époumonne l'homme encouragé par les "Allah Akbar" de la foule exaltée."
Cela se passe de tout commentaire, non ?
Je dirai tout de même que, chez nous, dès qu'une mosquée est dégradée volontairement, le Gouvernement français prend des mesures pour empêcher les mouvements extrêmistes des deux bords (FN et islamistes) de réagir.
Nous sommes plus tolérants que les islamistes : la preuve n'en est plus à faire.
15 septembre 2006
Le Panzer-cardinal a frappré (I).
On ne devient pas Pape par hasard. Il faut, pour cela, outre de longues, longues études théologiques, un certain nombre de qualités et aussi pas mal de défauts ... J'avoue que, côté papelardise, insolence, tartufferie et jésuitisme, Benoît XVI a fait fort :
Le pape Benoît XVI, qui a évoqué mardi lors d'un discours à
l'Université de Ratisbonne (sud de l'Allemagne, Regensburg en allemand)
le rapport entre raison et violence dans la religion musulmane, s'est
référé à cette occasion à un livre de l'empereur byzantin Manuel II
Paléologue (1350-1425).
Dans cet ouvrage, "Entretiens
avec un musulman, 7e Controverse", présenté et publié dans les années
1960 par le théologien allemand d'origine libanaise Théodore Khoury
(Université de Münster, ouest), l'empereur expose le dialogue qu'il a entretenu, probablement entre 1394 et 1402, avec un Persan musulman érudit.
Commentant des passages de cette "7e Controverse", l'ancien professeur de théologie Benoît XVI s'est livré à une réflexion sur le rapport entre foi, raison et violence, dans le christianisme et dans l'islam.
Voici
des extraits de son intervention, selon une traduction française de
l'AFP à partir du texte allemand fourni par le Vatican.
"Le
dialogue repose sur tout le concept de la foi décrit dans la Bible et
le Coran et porte en particulier sur les images de Dieu et de l'homme,
tout en revenant nécessairement sans cesse sur le rapport entre ce
qu'on appelle les "trois lois": l'Ancien Testament, le Nouveau
Testament et le Coran.
"Dans ce discours, je voudrais seulement
aborder un point -- plutôt marginal dans le dialogue -- qui m'a
captivé, en rapport avec le thème de la foi et de la raison, et qui me
sert de point de départ pour mes réflexions sur ce thème.
"Dans la septième Controverse éditée par le professeur Khoury, l'empereur aborde le thème du Jihad (la Guerre sainte).
L'empereur devait savoir que la sourate 2-256 dit: "Il n'est nulle
contrainte en matière de foi" -- selon les spécialistes, c'est l'une
des premières sourates, datant de l'époque où Mahomet était encore sans
pouvoir et menacé.
"Mais l'empereur connaissait
aussi naturellement les commandements sur la Guerre sainte contenus
(...) dans le Coran. Sans s'attarder sur des détails, comme la
différence de traitement entre les "croyants" et les "infidèles", il
pose à son interlocuteur, d'une manière étonnamment abrupte pour nous,
la question centrale du rapport entre religion et violence.
"Il lui dit: "Montre-moi
donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des
choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée
la foi qu'il prêchait".
"L'empereur, après avoir tenu des propos si forts, explique ensuite en détails pourquoi il est absurde de diffuser la foi par la violence.
Une telle violence est contraire à la nature de Dieu et à la nature de
l'âme: "Dieu n'aime pas le sang et agir de manière déraisonnable est
contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l'âme et non du
corps. Celui qui veut donc conduire quelqu'un vers la foi doit être
capable de parler bien et de penser juste, et non de violence et de
menace... Pour convaincre une âme raisonnable, on n'a pas
besoin de son bras, ni d'armes, ni d'un quelconque moyen par lequel on
peut menacer quelqu'un de mort...".
"La phrase décisive dans cette argumentation contre la conversion par la violence, c'est: "Agir de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu".
"L'éditeur,
Théodore Khoury, commente à ce propos: pour l'empereur, un Byzantin
éduqué dans la philosophie grecque, cette phrase est évidente. En
revanche, pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument non
transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, pas même celle de la raison.
"Khoury
cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français (Roger)
Arnaldez (ndlr: décédé en avril dernier), qui souligne que Ibn
Hazm (ndlr: un théologien musulman des Xe et XIe siècles) est allé
jusqu'à expliquer que Dieu n'est même pas lié par sa propre parole, que
rien ne l'oblige à nous révéler la vérité. S'il le souhaitait, l'homme
devrait même se livrer à l'idôlatrie". (Sources : I/A)
C'est
admirable ! Je déteste le Vatican et la Papauté mais franchement, là,
il faut s'incliner bien bas : depuis le temps que les islamistes nous
provoquent sans subtilité aucune en parlant des "Croisés occidentaux
alliés aux Sionistes" et en posant des bombes, il fallait bien que ça
arrive.
Mais jamais je n'aurais cru que Benoît XVI avait suffisamment de cran pour ça. ;o)
Le Panzer-cardinal a frappé (II).
Et les autres, en face, de foncer droit devant ! Oh ! Benoît XVI n'a pas eu beaucoup à les pousser, il faut bien le dire : ils n'attendaient que ça. Et de donner une fois de plus en spectacle au monde leur intolérance et leur haine de tout ce qui n'est pas "musulman islamiste" :
Les réflexions du pape Benoît XVI sur l'islam pendant son voyage en
Allemagne suscitent des remous dans le monde musulman, contraignant le
Vatican à faire une mise au point sur le sens des propos du chef de
l'Eglise catholique.
Le pape, théologien réputé, qui s'était
exprimé mardi devant un parterre d'universitaires et de chercheurs à
l'université de Ratisbonne, avait cité pour illustrer son propos un
empereur byzantin du 14ème siècle interrogeant un savant musulman sur
la guerre sainte (jihad) et la violence dans sa religion.
Benoît XVI a fait une distinction claire entre le christianisme et l'islam dans
leur rapport entre la foi et la raison. Il a cité un universitaire
selon lequel "pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument
transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, pas
même à celle de la raison".
Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a déclaré jeudi soir dans un communiqué que Benoît
XVI n'avait "pas eu l'intention de se livrer à une étude approfondie du
jihad et de la pensée musulmane sur la question, et encore moins
d'offenser la sensibilité des croyants musulmans".
Le
Vatican a ainsi cherché à calmer le jeu alors que des représentants
musulmans de plusieurs pays avaient interprété les propos du pape comme
un jugement négatif porté sur l'islam.
Le parlement pakistanais a adopté vendredi une résolution demandant à Benoit XVI de "retirer ses propos" liant l'islam à la violence, tandis que le ministère pakistanais des Affaires étrangères a dénoncé "l'ignorance" du souverain pontife sur la religion musulmane.
La commission nationale pour les minorités en Inde
a jugé que les propos du pape Benoît XVI sur l'islam sonnaient comme un
appel aux "Croisades du Moyen Âge". "Les mots utilisés par le pape
résonnent comme ceux de ses prédécesseurs du Moyen Âge qui ont lancé
les Croisades," a estimé Hamid Ansari, président de cette commission.
Le guide spirituel des Frères musulmans, le principal groupe de l'opposition en Egypte, Mohammad Mehdi Akef, a lui appelé jeudi le pape Benoît XVI à s'excuser, estimant que ses propos sur l'islam jetaient de "l'huile sur le feu".
L'Organisation de la conférence islamique (OCI) a demandé au Vatican que le Vatican exprime sa véritable position à l'égard de l'islam et de ses préceptes".
Au
Koweït, le secrétaire général du parti islamiste Oumma (Nation
islamique), Hakem al-Mutairi, a appelé tous les pays musulmans à
rappeler leurs ambassadeurs auprès du Vatican "jusqu'à ce que le pape
présente des excuses pour le tort porté au prophète et à l'islam".
Le chef du Rassemblement des oulémas chiites au Koweït, Sayed Mohammad Baqer al-Mohri, a également réclamé des excuses de la part du chef de l'Eglise catholique.
En Turquie, le directeur du département des affaires religieuses auprès du gouvernement, Ali Bardakoglu, a
déclaré ne voir "aucun intérêt pour le monde musulman à la visite en
Turquie d'une personne ayant de telles convictions pour l'islam et son
prophète".
Benoît XVI est attendu en Turquie du 28 au 30 novembre à l'invitation des autorités politiques et du patriarcat orthodoxe.
Plusieurs représentants des partis islamistes pakistanais ont jugé les propos du pape "malheureux", "regrettables", voire "irresponsables".
"Dans
le climat politique actuel, de telles réflexions peuvent être
exploitées par ceux qui s'efforcent de nuire aux musulmans et à
l'islam", a relevé Khurshid Ahmed, chef d'un institut affilié au parti islamiste Jamaat Islami.
Le
secrétaire général du Conseil central des musulmans d'Allemagne, Aiman
Mazyek, a estimé pour sa part que l'Eglise catholique était mal placée
pour critiquer les dérives extrémistes de l'islam en raison de son
histoire.
Quant au président du Conseil français du culte
musulman (CFCM), la plus haute instance de l'islam en France, Dalil
Boubakeur, réputé pour sa modération, il a réclamé jeudi "une
clarification" des propos du souverain pontife.
Au Vatican, le
cardinal Paul Poupard, président du conseil pontifical pour la Culture,
a mis en garde contre une "instrumentalisation" du discours du pape.
"Le
grand professeur Joseph Ratzinger a fait une leçon doctorale sur les
rapport entre raison et foi", a déclaré le prélat français à l'AFP,
ajoutant: "ne réduisons pas son discours à des stéréotypes".
Le prêtre missionnaire Justo Balda Lacunza, recteur de l'Institut pontifical d'études arabes et islamiques, a souligné que le pape avait "exprimé la vision catholique de la foi et posé des questions à l'islam".
"Le problème", a estimé le père Lacunza, "c'est que la foi musulmane est aujourd'hui prise en otage par les politiques".
"Il
faut avoir le courage d'affronter la réalité. Il y a actuellement dans
le monde musulman un problème de la violence au nom de la religion", a
relevé le religieux, soulignant que "ce sont des musulmans eux-mêmes
qui le disent". (Sources : I/A)
Parce que les Frères
musulmans ne jettent pas d'huile sur le feu depuis des années,
peut-être ? depuis Hassan-el-Banna, leur fondateur ? Depuis qu'ils
félicitaient Hitler pour sa politique envers les Juifs ? Depuis que
certains parmi eux à l'époque s'engageaient dans la Waffen-SS ?
Et cette Eglise catholique, "si mal placée pour critiquer les dérives extrêmistes de l'islam", elle
a au moins le mérite d'avoir fait son Vatican II - ce que l'islam,
toutes tendances confondues, n'a pas encore réussi à envisager de faire
...
D'ailleurs, justement,
quand on a inventé quelque chose comme l'Inquisition, on est vraiment à
même de parler en parfaite connaissance de cause de l'extrêmisme
religieux. ' Croyez pas ?
Ah !
c'est magistral, vraiment ! Non, ils n'ont pas changé, au Vatican mais
quelle science de la manoeuvre, vraiment. Inquiétant mais magistral.
Il n'y a plus qu'à attendre la fatwa contre Benoît XVI. Qui
va oser répondre par une telle stupidité à cette provocation dont le
paradoxe est qu'elle se veut aussi éclatante que feutrée et,
historiquement parlant, difficilement attaquable ? ...
