29 octobre 2006
Un Bus Incendié à Marseille.
L'incendie d'un autobus dans lequel une jeune femme a été grièvement brûlée samedi soir dans le XIIIe arrondissement de Marseille a suscité une vive émotion.
Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a ainsi exprimé dimanche matin son "indignation" face à ce "crime", dans un communiqué, et annoncé la tenue, lundi à Matignon, d'une réunion sur la sécurité et les transports publics.
Selon le ministère de l'Intérieur, les jours de la jeune femme de 26 ans, brûlée à 60%, "sont en danger". Au moins trois autres passagers ont été intoxiqués par les fumées.
Les témoignages font état de trois ou quatre jeunes agresseurs aux visages dissimulés par des capuchons.
Selon la police et le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume, ils ont forcé les portes de cet autobus de la ligne 32 peu après 21h00 et l'ont aspergé d'essence avant d'y mettre le feu.
Jacques Beaume a dénoncé un "vrai guet-apens", tandis que Jean-Claude Delage, dirigeant du syndicat de policiers Alliance, a parlé d'acte visant à tuer - "Il n'a même pas été demandé aux occupants du bus de descendre", a-t-il déclaré dimanche à LCI.
Les conducteurs d'autobus de Marseille ont décidé de ne pas assurer leur service dimanche.
Un autre syndicat de policiers, Action Police CFTC, a demandé la démission du ministre de l'Intérieur.
"Nicolas Sarkozy n'est plus en capacité d'assurer de manière acceptable la sécurité des personnes et des biens", écrit son secrétaire général, Michel Thooris, dans un communiqué. "Après cet événement, nous exigeons sa démission."
Le président socialiste de la région Ile-de-France, qui a de nouveau connu des troubles ponctuels dans la nuit, a dénoncé sur France Inter, un acte "révoltant à la limite du gangstérisme" et l'"absence" de l'Etat.
"M. Sarkozy est au cul des vaches en Lozère. M. de Villepin se préoccupe de faire filmer le conseil des ministres par la télévision" et le président Jacques Chirac "fait le VRP en Chine", a déclaré Jean-Paul Huchon. "Et pendant ce temps, on sait qu'il peut y avoir des ennuis très graves en banlieue."
"Je suis président de l'autorité d'organisation des transports en Ile-de-France", a-t-il ajouté. "Le ministre de l'Intérieur, qui a réuni les transporteurs en catastrophe, il y a deux jours, n'a même pas jugé utile de me convoquer."
Marseille avait été relativement épargnée par la flambée de violences urbaines de 2005.
Un an après cette crise, les médias se tournent de nouveau vers les quartiers "difficiles" et les incidents sporadiques qui s'y produisent.
Des échauffourées ont ainsi de nouveau opposé des dizaines de jeunes cagoulés et des policiers samedi dans la cité de la Grande-Borne, à Gigny (Essonne), et un autobus a été incendié à Trappes, dans les Yvelines.
A Marseille, il semble que les agresseurs avaient déjà essayé de s'en prendre à l'autobus sur le trajet aller, a précisé le procureur de la République. "C'est au retour que, effectivement, il était attendu", a-t-il ajouté.
Pour Jean-Claude Delage, "ce qui est effrayant c'est qu'on s'en prend désormais, non plus simplement aux forces de l'ordre, aux représentants de l'autorité de l'Etat, mais (...) à la population, de manière très violente".
Le secrétaire général d'Alliance a demandé un "Grenelle de la sécurité" réunissant tous les acteurs concernés, y compris les transports publics et l'Education nationale, pour régler le problème de l'insécurité. (Sources : L'Express.)
Huchon, on ne l'entend que lorsqu'il a l'occasion de taper sur le Gouvernement. Mais une chose est sûre : la réunion d'urgence aurait dû se tenir aujourd'hui à Matignon.
27 octobre 2006
Le Grand Mufti d'Australie incite au Viol.
Rien de moins en effet :
Le
mufti d'Australie ne prononcera pas de prêche pendant deux ou trois
mois après ses propos comparant les femmes légèrement vêtues à de la
"viande à l'air" qui ont soulevé un tollé national.
La
décision a été prise lors d'une réunion en urgence des responsables
musulmans d'Australie, vendredi, après que plusieurs voix officielles
se furent élevées la veille pour exiger l'expulsion du mufti.
Lors
d'un message aux fidèles prononcé lors du ramadan, Cheikh Taj Aldin
al-Hilali, plus haut dignitaire musulman du pays, avait comparé les
femmes légèrement vêtues à de la "viande à l'air" incitant au viol. "Si
vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc
sans la couvrir et que les chats viennent la manger... qui doit-on
blâmer, les chats ou la viande à l'air?", avait-il lancé.
Le
Premier ministre, John Howard, a qualifié jeudi les propos du mufti
"d'atterrants et répréhensibles" tout en exhortant les dirigeants
musulmans à réagir rapidement pour éviter que cette affaire ne dégrade
l'image d'une communauté forte de 300.000 personnes.
La
responsable de la Commission gouvernementale de lutte contre la
discrimination, Pru Goward, avait appelé à démettre le religieux de ses
fonctions et à l'expulser du territoire. Sous la pression, Cheikh Taj
Aldin al-Hilali a présenté des excuses jeudi tout en affirmant que le
journal avait occulté une partie de ses déclarations.
On admirera le respect de la femme - et de l'être humain - qui est celui du Grand Mufti d'Australie. De pareils propos mériteraient tout bonnement une comparution en justice, un emprisonnement et une expulsion en bonne et due forme.
On notera que Dalil Boubakeur n'a pas soufflé mot pour nous confier son indignation ...
26 octobre 2006
Grigny : deux mises en examen suite à l'affaire du bus incendié.
Deux jeunes de 13 et 18 ans soupçonnés d'avoir mis le feu à un bus dimanche dans le quartier de la Grande-Borne à Grigny ont été mis en examen mardi soir pour "destruction de biens par incendie en bande organisée". Le majeur de 18 ans a été placé en détention provisoire. Le mineur de 13 ans a quant à lui été placé sous contrôle judiciaire, assorti d'une mesure d'éloignement.
Dimanche vers 14 heures, plusieurs jeunes avaient mis le feu à une voiture stationnée dans le quartier jugé sensible de la Grande-Borne, à Grigny (Essonne), puis ils s'en étaient pris au bus qui passait dans la rue. Trois autres véhicules en stationnement avaient été incendiés. Forces de l'ordre et pompiers intervenus sur place avaient ensuite été la cible de jets de pierres et de cocktails molotov. Les chauffeurs du réseau de transports urbains qui dessert le quartier ont cessé le travail lundi et ne souhaitent plus passer par la Grande Borne.
Le chauffeur a assuré que des personnes se trouvaient encore à l'intérieur au moment où le feu s'est déclaré - alors que juste après ces violences, qui n'ont pas fait de victime, la préfecture de l'Essone avait assuré que le bus était vide au moment de l'incendie. "Nous avons eu la chance de nous en tirer. Je suis presque un miraculé. S'il y avait eu un passager handicapé, il serait sans doute mort à l'heure qu'il est", a affirmé le conducteur dans une interview au quotidien Le Parisien publiée mardi.
Après l'immobilisation du bus, due à une voiture en flammes qui lui barrait la route, "j'ai décidé de faire descendre les passagers, une centaine à ce moment-là. Après, il n'en restait que quatre ou cinq qui devaient aller plus loin. Trois gars, une capuche de jogging sur la tête, ont alors fracturé les portes arrière et sont montés. L'un d'eux avait un jerrycan de cinq litres. Il a commencé à asperger le fond du bus et les sièges. Un autre tenait un briquet allumé, bien en vue. A aucun moment ils n'ont demandé aux voyageurs de descendre", a raconté Jony, le chauffeur, dans son interview au quotidien. "Tout d'un coup j'ai vu le bus prendre feu. Au fond, les flammes montaient très vite. J'ai crié aux passagers de descendre".
Le parquet d'Evry a ouvert mardi une information judiciaire pour "dégradation et destruction de biens par incendie ou substance explosive ayant entraînné une ITT (interruption totale de travail) inférieure à 8 jours", et "destruction commise en bande organisée", a indiqué une source judiciaire. Selon cette source, il s'agit de "faits criminels, passibles de 20 ans de réclusion". Il y avait de la part des auteurs des faits "une volonté de préparer l'action", même si, judiciairement parlant, cela ne constitue pas une circonstance aggravante, "dans la mesure où aucun passager n'a été blessé, et qu'aucun d'entre eux n'a porté plainte". (Sources : LCI)
Si l'Etat, quel qu'il soit, ne reprend pas les choses en main dans les années à venir, les gens finiront par s'organiser en milices. Il n'y a aucune raison pour que des citoyens qui ne dealent pas et tentent de rester honnêtes malgré la précarité montante, tous ces gens qui prennent des bus tout simplement pour aller à leur travail, chercher leurs enfants à l'école ou encore faire leurs courses, soient obligés de supporter cela ! Et que dire des chauffeurs alors ? Pour que la CGT ne prenne pas, pour une fois, la défense de ces bandes sous prétexte qu'elles jaillissent des banlieues, c'est que le malaise est réel parmi ses militants.
Les Associations musulmanes danoises déboutées.
Du "Monde" :
L'affaire avait fait grand bruit. En septembre 2005, le quotidien danois Jyllands-Posten publiait douze caricatures controversées du prophète Mahomet. L'une d'elles, notamment, montrait le Prophète coiffé d'un turban en forme de bombe et à la mèche allumée. D'autres journaux dans le monde les avait alors reproduites, et très rapidement cette histoire avait embrasé le monde musulman.
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La décision qu'a
rendue, jeudi 26 octobre, un tribunal danois donne, plus d'un an après,
raison au journal. En effet, le juge du tribunal d'Aarhus, dans le
centre du Danemark, a acquitté les responsables du Jyllands-Posten,
estimant que ces dessins n'étaient pas offensants ou n'avaient pas pour
but d'être dégradants à l'égard des musulmans, selon les attendus de la
cour. "Même si le texte accompagnant ces dessins peut être lu comme
un appel au mépris et à la dérision, les caricatures n'ont pas de
caractère offensant", a indiqué le tribunal.
Sept associations musulmanes au Danemark avaient intenté, en mars, un procès pour injures contre le rédacteur en chef du quotidien, Carsten Juste, et contre le responsable des pages culturelles du journal, Flemming Rose, pour avoir publié un texte et des dessins qu'elles estimaient "offensants et injurieux" contre le Prophète. Les plaignants considéraient que ces dessins portaient "atteinte à leur honneur de croyants, car ils représentent le Prophète comme belliqueux et criminel, et établissent un lien clair entre Mahomet, la guerre et le terrorisme". Jeudi, le porte-parole des plaignants, Kasem Said Ahmad, a rappelé que le but de ce procès était, "en faisant condamner le Jyllands-Posten, de gagner une compréhension à [la] cause [des musulmans] dans la société", estimant qu'"on doit tenir compte de nos sentiments et de nos icônes religieuses".
Très déçu par ce verdict, M. Ahmad a déclaré que "le tribunal a donné le droit au Jyllands-Posten de porter atteinte aux musulmans et à leurs sentiments, et de [les] lier au terrorisme". Il a souligné que les associations allaient faire appel de ce jugement. "Nous allons exploiter toutes les possibilités que nous avons dans un Etat de droit pour casser ce jugement", a-t-il indiqué, cité par l'agence Ritzau. Il s'attend à ce que cet acquittement crée des "troubles" parmi les musulmans au Danemark et à l'étranger, non sous forme de manifestations, mais en "brouillant l'esprit des gens".
Ce jugement en faveur du Jyllands-Posten intervient après deux rejets du procureur régional et du procureur du royaume de plaintes d'associations musulmanes contre ce journal pour avoir enfreint, selon les plaignants, la loi sur le blasphème et le racisme.
L'histoire des caricatures de Mahomet avait enflammé début 2006 le monde musulman. Au Pakistan, en Iran, en Indonésie, en Libye ou encore au Nigeria, des manifestants avaient brûlé des drapeaux du royaume, proféré des menaces à l'encontre des Danois et dans certains cas, s'en étaient violemment pris aux représentations diplomatiques danoises. Plusieurs dizaines de manifestants avaient trouvé la mort dans ces rassemblements de rue.
Ce qu'il ne faut pas lire, tout de même : c'est nous qui lierions le Prophète au terrorisme islamique, paraît-il. Et les assassins du World Trate Center, et Ben Laden, et tous les groupuscules qui sèment la terreur en Irak et ailleurs, ils ne le font pas au nom de Mahomet, peut-être ?
Enfin, ils ont été déboutés, c'est déjà ça. ;o)
25 octobre 2006
Le P.S. ne doit pas passer en 2007.
Comment penser autrement quand on lit ceci :
| Citation: |
| JURYS DE CITOYENS. - Laurent Fabius: il faut "surtout ne pas épouser une espèce de populisme qui serait extrêmement dangereux et qui ferait le lit de l'extrême droite". - Ségolène Royal: "Il y a un désamour à l'égard des politiques et les citoyens ne veulent plus attendre sans rien faire entre deux mandats". Je ne veux "pas revivre le 21 avril 2002". Elle n'a pas exclu de rendre publiques les réunions du conseil des ministres. - Dominique Strauss-Kahn: "Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu'on peut bâtir une société sur la suspicion généralisée" en considérant notamment qu"'un élu c'est un corrompu". Il faut "créer une société de confiance et pas une société de défiance". EDUCATION ET CARTE SCOLAIRE. - Laurent Fabius: assouplir la carte scolaire serait "exactement le contraire" du projet du PS. Il veut "un soutien scolaire après la classe" notamment dans les ZEP, et "une place accrue" pour "l'éducation physique et artistique". - Ségolène Royal: "Je suis favorable à un élargissement" de la carte scolaire pour permettre aux familles de choisir "par exemple entre deux écoles" en "attendant qu'on trouve une vraie réforme". Elle propose un "tutorat" des étudiants sur les collégiens pour leur apporter un "soutien scolaire gratuit", en échange de "points supplémentaires pour leur diplôme".Elle veut "investir massivement" dans les établissements de ZEP et permettre aux proviseurs d'y "choisir" leur équipe. - Dominique Strauss-Kahn: faut-il garder la carte scolaire? "Non", mais "il faut trouver une solution qui avance" en "mettant le paquet" sur les écoles qui ont "mauvaise réputation", en y mettant par exemple "quinze élèves par classe" ou en "créant des classes d'excellence". Face au "déclassement" des universités, il n'exclut pas "que des particuliers ou des entreprises fassent des dons à des universités", sans qu'ils aient de "droit de regard sur ce qui est enseigné". Pour aider les jeunes à "commencer dans la vie", il propose qu'un "patrimoine de départ" soit "donné à chaque jeune" pour lui "permettre de financer ses études", "d'avoir un projet personnel", "de financer l'apport personnel à un logement". Cette mesure serait financée par la suppression des baisses d'impôt sur le revenu sur les "tranches supérieures" et en faisant "contribuer les droits de succession". Concernant les allocations familiales, il veut "concentrer" les aides familiales "sur ceux qui en ont le plus besoin". "Il faut sortir de l'hypocrisie" qui veut qu"'on donne la même chose à un enfant quel que soit le revenu de ses parents". SECURITE ET ENCADREMENT MILITAIRE: - Ségolène Royal: les primodélinquants de plus de 16 ans pourraient être placés dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée -oui par l'armée!- ou alors par les pompiers, par les gendarmes (...), par des gens qui sont capables de leur redonner des règles". "Toute forme d'encadrement qui permet à un jeune de se remettre debout est de toute façon préférable à la prison et surtout pour les mineurs". - Laurent Fabius: "la prison pour les jeunes est une école du vice et du crime". Il veut rétablir la police de proximité et créer un conseil de sécurité intérieure présidé par le Premier ministre. - Dominique Strauss-Kahn: "je suis extrêmement ferme sur les questions de sécurité" mais "je ne crois pas que la gauche pense que c'est au travers de l'armée qu'elle puisse traiter ces questions-là". IMMIGRATION ET SANS-PAPIERS: - Laurent Fabius: pour une régularisation "large mais pas aveugle". "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais la France c'est la France bon Dieu! Il y a des cas où il faut faire preuve d'humanité et de générosité". Il promet un référendum en septembre 2007 qui accordera le droit de vote aux étrangers aux élections locales.* - Ségolène Royal: "ce ne serait pas une bonne décision de régulariser massivement" car "on ajoute de la misère à la misère". "Il faudra revenir à la régularisation au long cours" après dix ans de présence irrégulière en France. Quant aux expulsions, "un Etat de droit doit respecter la loi", mais il faudra le faire en "coopération avec les pays européens" et "toujours dans le respect des personnes". - Dominique Strauss-Kahn: pour une "régularisation régulière" sur la base "de critères" qui peuvent évoluer "avec le temps". Il veut "un ministère des Migrations" pour "traiter plus directement la question". MARIAGE ET ADOPTION PAR LES HOMOSEXUELS. - Laurent Fabius: il faut "élargir le PACS" et légaliser le mariage et l'adoption par les homosexuels même s'il "faudra en convaincre l'opinion". - Ségolène Royal: elle a promis de le mettre en oeuvre: "oui". Elle a rappelé avoir été "la première ministre de la Famille à avoir reconnu comme interlocuteur légal l'association des parents gays et lesbiens". - Dominique Strauss-Kahn: "évidemment il faut autoriser le mariage des homosexuels" et "de la même manière sortir de l'hypocrisie sur l'adoption". Il faudra faire ces deux réformes "par la même loi". (AP) (Sources : Nouvel Obs.) |
Il
y en a, paraît-il, qui s'étonnent de constater que Le Pen ne fait pas
vraiment campagne. Mais pourquoi diable se fatiguerait-il ? Quand
on lit des divagations de ce genre, n'importe qui de sensé, même s'il
n'est pas d'extrême-droite, se dit : "Le P.S. ne DOIT PAS passer en
2007 !"
Même "Le Nouvel Obs" qui, il y a encore deux
jours, claironnait, en se basant sur des statistiques faussées, que les
Français étaient "majoritairement favorables au vote des étrangers en
France", se contente ici d'exposer les idées de ces messieurs-dames
sans prendre parti. Il faut dire que, dans leur lutte acharnée pour
sortir vainqueur du panier de crabes, ces trois-là mélangent
allègrement authenticité et mensonges, pragmatisme et folie furieuse -
à un point tel même qu'on peut se demander si eux-mêmes savent où ils
en sont.
1) La proposition pour les jurys de citoyens n'est donc, Mme Royal nous le dit avec son froid cynisme habituel, qu'un
moyen pour elle d'éviter que son parti ne soit battu au premier tour.
On peut donc en conclure que, pour ce faire, elle est prête à tout
sacrifier. Et elle prétend penser à notre pays !
2)
Une fois de plus, ces messieurs-dames pensent à favoriser avant tout
des classes qui sont déjà perdues et pour lesquelles il ne suffira pas
de ramener les effectifs à 15 éléments. Rien ne sera tenté
pour les élèves issus d'un milieu modeste mais désireux de travailler.
La chienlit initiée par les technocrates de l'EN perdurera.
Bien
sûr, ni les enfants et petits-enfants Fabius, Strauss-Kahn et Royal ne
seront touchés : leurs parents et grands-parents ont les moyens de
passer au-dessus de tout cela !
DSK
prévoit en outre de donner encore plus d'allocations familiales à "ceux
qui en ont le plus besoin" : inutile d'être prophète pour lire entre
les lignes.
3) En ce qui
concerne la sécurité, c'est plutôt maigre. Royal veut se débarrasser de
tout cela sur le dos de l'armée et déporter les délinquants au loin. Imaginons un instant que Sarkozy ait proposé pareille chose ...
Fabius
en tient pour le rétablissement de la police de proximité, ce qui n'est
pas une mauvaise idée mais qui ne suffira certainement pas.
4)
Question immigration, Fabius accorde déjà le droit de vote aux
étrangers - en passant par dessus le suffrage populaire puisqu'il est
déjà certain (au nom de quoi ? d'une enquête basée sur des statistiques
faussées ?) que le référendum qu'il propose quand il sera élu (il le
sera, il n'en doute pas, faisant là encore fi de l'expression des
citoyens) leur sera favorable ! Un pareil mépris envers le peuple
français est tout bonnement intolérable !
Ses deux concurrents restent dans le flou habituel.
5)
Si le mariage des homosexuels n'a rien de choquant car il ne met en
cause que deux êtres libres de leurs sentiments, il n'en est pas de
même de la délicate question de l'adoption. Cela mériterait
certainement un référendum. Mais non, là, il n'en est absolument pas
question, ni pour les uns, ni pour les autres.
NON ! Le PS NE DOIT PAS PASSER DES LE 22 AVRIL 2007 ! Cela me fait mal de l'écrire mais comment faire autrement ???? Bayrou ne parviendra jamais à se maintenir au premier tour - sauf miracle. Alors, que restera-t-il ? ...
24 octobre 2006
La Liberté d'expression en chute libre en France.
Trouvé, sur "Fenêtre sur l'Europe" :
La France n'arrive qu'en 35ème position dans le classement 2006 de Reporters sans frontières (RSF), les Pays d'Europe du Nord se classent en tête, tandis que la Corée du nord, le Turkménistan et l'Erythrée ferment la marche.
Le classement de la liberté d'expression établi pour 2006 par RSF est
une nouvelle fois remporté par des pays d'Europe du Nord, Finlande,
Irlande, Islande et Pays-Bas, où "aucun cas de censure et, bien entendu, aucune menace ni aucune intimidation ou représailles physiques" n'ont été recensées.
Le Danemark, quant à lui, a perdu sa place de leader pour tomber à la
19ème place à la suite de l'impact de l'affaire des caricatures de
Mahomet et en raison des graves menaces proférées l'encontre des
auteurs de ces dessins.
"Pour la première fois au cours de ces dernières années dans ce pays
très respectueux des libertés fondamentales, des journalistes ont dû
être placés sous protection policière en raison des menaces dues à leur
travail" déplore RSF.
La France a perdu encore 5 places depuis l'année dernière et 24 depuis
5 ans que ce classement existe, elle figure dorénavant à la 35è place.
Pour RSF
"l'automne 2005 a été particulièrement difficile pour les journalistes
français. Plusieurs d'entre eux ont été agressés ou menacés lors du
conflit syndical né de la privatisation de la SNCM, en Corse et pendant
les violentes manifestations dans les banlieues françaises en novembre.".
La Corée du Nord, le Turkménistan et l'Erythrée sont les trois pays
bafouant le plus les liberté de la presse selon le classement RSF.
Tristement révélateur, non ?
23 octobre 2006
Doit-on redouter de nouvelles violences urbaines ?
Etant abonnée aux News de FR2, je reçois ceci :
| |
Rappel des faits : |
Et je me pose la question : l'Etat de droit est-il respecté partout en France ?
A quand les mesures fermes que tout le monde attend - à commencer sans doute par ceux qui subissent cette violence au quotidien, dans les cages d'ascenseur, dans les halls d'entrée, dans les quartiers ... des cités ?
MRAP/Islamisme : même combat.
Du "Figaro" :
Six
employés de l'aéroport, dont les habilitations ont été supprimées, ont
saisi les tribunaux. Les autorités les soupçonnent d'entretenir des
liens avec l'islam radical.
«Je préfère qu'on
ait le risque d'un contentieux devant un tribunal parce qu'on aura été
trop sévère pour une habilitation, plutôt qu'on se retrouve avec un
drame parce qu'on n'aura pas été assez sévère. » Le ministre
de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a réagi samedi à la polémique
naissante sur le retrait d'habilitation d'employés travaillant à
l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle pour leurs liens présumés avec
la mouvance islamiste.
Jeudi et vendredi, six bagagistes ont
déposé une procédure de référé au tribunal administratif de Cergy
(Val-d'Oise) contre la décision de la préfecture de la
Seine-Saint-Denis de ne pas renouveler leur habilitation d'accès à la
zone réservée de l'aéroport. Une semaine auparavant, le collectif
contre l'islamophobie en France, qui lutte contre la loi interdisant les signes religieux ostensibles à l'école, alertait l'opinion dans un communiqué intitulé « La chasse aux employés musulmans* à l'aéroport Charles-de-Gaulle ? ».
Les
employés concernés ont reçu en août 2006 un courrier les informant
qu'ils représentaient « un danger significatif pour la sécurité
aéroportuaire » ou avaient eu un « comportement personnel menaçant la
sécurité » de l'aéroport. Sur les 83 000 employés de Roissy, 43
personnes sont concernées. « Il n'y avait là aucun délit de
sale gueule, a assuré Nicolas Sarkozy ; il y avait des éléments précis
qui nous appelaient à leur interdire l'entrée. Je ne peux pas accepter
que des gens qui ont une pratique radicale travaillent sur une
plate-forme aéroportuaire. » Tout en soulignant que les employés ne
doivent avoir « ni de près ni de loin des liens avec des organisations
radicales ». « Peut-être qu'on s'est trompés, a encore lâché le
ministre de l'Intérieur, mais qu'ils [les employés] fassent alors
valoir leurs droits devant les tribunaux ».
Le sous-préfet chargé de la zone aéroportuaire de Roissy, Jacques Lebrot, a, lui, livré cette précision : «
Le risque terroriste est très important en France. [...] Quelqu'un qui
va passer des vacances plusieurs fois au Pakistan, cela nous pose des
questions », indiquant que plusieurs bagagistes ont séjourné dans « des
camps d'entraînement ».
Outre la procédure engagée par
les bagagistes, la CFDT a déposé jeudi à Bobigny une plainte pour
discrimination. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre
les peuples a enfin annoncé samedi son intention de poursuivre le
préfet et le sous-préfet de Seine-Saint-Denis chargé des aéroports de
Roissy et du Bourget pour « discrimination à raison des origines
ethniques ». Avocat de la CFDT, Me Éric Moutet affirme que le seul lien
entre les intéressés était « d'être arabes » ou de pratiquer « leur
religion de façon normale** ».
La question est de savoir
ce que les services de renseignements reprochent aux bagagistes. Le
problème n'est en tout cas pas nouveau : en juin 2005, la police aux
frontières de Roissy signalait soixante-quatorze personnes liées à la
mouvance islamiste dans quinze sociétés. L'audience devant le tribunal
administratif de Cergy-Pontoise, qui abordera la question, est fixée au
10 novembre.
Un haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur
précisait hier au Figaro que « d'autres employés seront concernés par
des retraits d'habilitations puisque celles-ci sont réexaminées à leur
date de renouvellement ». Ne se prononçant pas sur le cas précis des
six bagagistes, il a ajouté que « cette affaire a commencé fin
2005-début 2006, bien avant l'ouvrage de Philippe de Villiers dénonçant
un danger islamiste à Roissy [paru en avril 2006]. Plusieurs enquêtes
judiciaires ont mis en évidence des liens entre des employés et des
individus aux activités contestables dans le domaine du droit commun
mais aussi de l'islamisme radical. Certains entretenaient des relations
avec des personnes aujourd'hui incarcérées dans des dossiers
terroristes. » (Sources : Le Figaro)
* : première remarque : il est plus que temps que les musulmans qui désapprouvent la pratique radicale de l'islam osent se manifester et monter enfin au créneau pour défendre une vision laïque et moderne de leur religion. Sinon, la situation deviendra incontrôlable et certains se livreront en effet tôt ou tard - hélas ! - à une "chasse aux sorcières" qui touchera bien des innocents.
** : M° Moutet, on le note, parle, au sujet de personnes qui ont des liens avec les islamistes radicaux, de "pratique normale de la religion." Doit-on en conclure que, pour pratiquer normalement l'islam, on doit le faire de façon fondamentaliste et se rendre dans des camps d'entraînement patronnés par les Oussama Ben Laden et autres adeptes illuminés de la violence pure par et pour la religion ?
Enfin, je ne sais pas pour vous, amis lecteurs mais pour moi, avec de pareils défenseurs, le MRAP et une association anti-laïque et anti-républicaine, la question de l'intégrité morale des bagagistes auxquels l'habilitation a été retirée ne se pose même plus ...
Le MRAP recule devant de Villiers.
Tandis
que Ségolène se propose de former des jurys populaires (!!!) quand elle
sera Présidente afin de contrôler les élus (imaginez un seul instant
que Sarkozy ait fait une proposition pareille. Fermez les yeux et
imaginez ... ), Philippe de Villiers affiche sa détermination face à la
pieuvre verte :
"L'élu vendéen
crie victoire après le retrait de la plainte déposée contre lui par
l'association pour « incitation à la haine raciale et religieuse ».
« QUAND la république s'affirme, l'islamisme recule. » Philippe de Villiers veut donner valeur de symbole au retrait de la plainte pour « incitation à la haine raciale et religieuse » que le Mrap, le Conseil islamique Rhône-Alpes-Mosquée-de-Lyon et la Ligue islamique mondiale avaient déposée contre lui après ses déclarations le 16 juillet 2005 sur TF1, à propos des attentats de Londres : « L'islam est le terreau de l'islamisme et l'islamisme est le terreau du terrorisme. »
Alors que le procès devait s'ouvrir hier après-midi au tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le Mrap, le Conseil islamique Rhône-Alpes-Mosquée-de-Lyon et la Ligue islamique mondiale, se sont désistés in extremis, mettant un terme aux poursuites. L'avocat du Mrap, Me Gérard Taïeb, assure que cette décision a été prise « à regret » après avoir découvert une erreur de procédure qui ne laissait aucun doute sur la relaxe du président du Mouvement pour la France.
Phlippe de Villiers, pour sa part, affirme qu'en réalité, le Mrap, le Conseil islamique Rhône-Alpes-Mosquée-de-Lyon et la Ligue islamique mondiale « espéraient m'intimider en portant plainte. Puis, constatant leur échec, ils ont eu peur de la confrontation ». Avec quelque ironie, le président du conseil général de Vendée « invite tous les hommes politiques à méditer cette leçon ». Le député européen, qui a une protection policière en raison des menaces qu'il a reçues, « ne retire pas une virgule à ses propos ». Et se présente comme « l'ultime défenseur de la République face à l'islamisme et aux communautarismes » et « le rempart de la liberté d'expression ».
Malgré
des sondages encore peu encourageants (entre 3 et 4 % des intentions de
vote), le président du MPF se dit convaincu de recueillir des voix de
Jean-Marie Le Pen et d'attirer à lui les déçus du sarkozysme. Philippe de
Villiers a emménagé dans un vaste siège de campagne du quartier Montparnasse à
Paris. Avec deux sites sur Internet (pourlafrance.fr et un blog officiel,
P2V.fr), son équipe entend réagir à tous les événements. Reste l'obstacle des
500 signatures de maires requises pour se présenter. « Nous en avons
assez pour être sereins, pas assez pour être tout à fait tranquilles »,
ajoute le président du MPF.
Loin
des micros et des caméras de la presse nationale, l'élu vendéen a entamé un
tour de France des départements pour « écouter les Français dans leurs
soucis quotidiens et leurs souffrances » : arboriculteurs,
chasseurs, buralistes, salariés délocalisés, infirmiers, artisans, maires
ruraux...
À chaque déplacement, le
député européen souligne ses « trois désaccords fondamentaux » avec
Nicolas Sarkozy : « sur l'Europe (il a prôné le non au projet
de traité européen alors que le président de l'UMP a fait campagne pour le
oui), sur l'immigration (Villiers réclame l'immigration
« zéro », Sarkozy l'immigration « choisie ») et sur le
mariage homosexuel » dont il est un farouche adversaire alors que le
président de l'UMP s'est prononcé pour un « contrat d'union
civique » conclu à la mairie.
Depuis
la rentrée, on relève cependant une inflexion dans le discours de Philippe de
Villiers à l'égard du ministre de l'Intérieur. Habitué jusqu'alors à attaquer
de front l'hôte de la Place Beauvau, l'élu vendéen privilégie désormais « le
débat projet contre projet ». De son côté, l'UMP n'a pas désigné à ce
jour de candidat dans les deux circonscriptions de Vendée détenues par des
députés MPF. Faut-il y voir l'indice d'un accord - ou au moins d'un modus
vivendi entre les deux candidats à l'Élysée ?
Le secrétaire général du MPF, Guillaume Peltier, le dément avec énergie et lance : « Sarkozy n'a pas de candidat crédible à présenter contre nous en Vendée, c'est aussi simple que ça. » (Sources Le Figaro)
17 octobre 2006
L'Affaire Redeker (Suite).
Le 19 septembre, Robert Redeker, professeur de philosophie exerçant
dans un lycée près de Toulouse, publiait dans Le Figaro une tribune
virulente sur l'islam. Le jour même, il recevait des "menaces de mort
écrites, sous forme de mails". Menaces prises très au sérieux par la
DST, selon La Dépêche du midi, qui décidait alors de placer Robert
Redeker sous protection dans un lieu tenu secret.
L'enquête lancée après ces menaces a débouché sur une arrestation. Agé
de 25 ans, le suspect est employé comme téléopérateur dans une société
implantée à Orléans. Il est l'auteur d'un mail contenant une "menace de
mort" et reçu le 29 septembre par le professeur de philosophie. Les
policiers sont parvenus à remonter jusqu'à lui avant de l'interpeller
lundi matin. Il devrait être poursuivi pour "menaces aggravées", des
faits pour lesquels il encourt cinq années de prison.
Selon les
enquêteurs, il s'agit pour cet homme d'une entreprise "individuelle et
non pas terroriste". Aussi, après 24 heures de garde à vue dans les
locaux de la DST, la section antiterroriste du parquet de Paris a
décidé de se dessaisir au profit du parquet d'Orléans. Les
policiers de la DST vont donc passer le relais à leur collègues de la
direction interrégionale de la police judiciaire d'Orléans.
Pendant que l'enquête progresse, le
Conseil national supérieur de l'enseignement supérieur et de la
Recherche (Cneser), consultatif et représentatif, a adopté "à
l'unanimité" une motion pour la défense de la liberté d'expression,
faisant référence à l'affaire Redeker, a annoncé mardi le syndicat
étudiant Uni. "Très solennellement, le Cneser, qui est le premier
Conseil national du ministère de l'Education à se prononcer sur la
question, rappelle son attachement à la liberté d'expression, quel que
soit le contenu de cette expression si celui-ci respecte les limites de la légalité et appelle à la vigilance dans la préservation de ce droit que garantit la constitution", a expliqué l'Uni.
Dans
sa tribune intitulée "Face aux intimidations islamistes, que doit faire
le monde libre?", l'auteur qualifiait notamment le Coran de "livre
d'inouïe violence" et le prophète Mahomet de "chef de guerre
impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame". Auteur de
nombreux articles, notamment sur le révisionnisme et l'enseignement, et
animateur d'un site internet, Robert Redeker est connu pour ses prises
de positions polémiques au sein du corps enseignant. Il est d'ailleurs
loin de faire l'unanimité au sein des 1500 élèves et 200 membres du
personnel de son lycée. (Sources : L'Evènement)
On ne peut qu'approuver cette prise de position, que l'on attendait avec impatience. N'hésitez
pas, vous qui me lisez et qu'indignent les diktats gaucho-islamistes, à
reproduire intégralement la déclaration du Cnesser, qui apparaît déjà
astucieusement tronquée de "si celui-ci [le contenu de l'expression]
respecte les limites de la légalité" sur nombre de forums et de sites
qui ne se gênent pas par ailleurs pour taxer Redeker de va-t-en-guerre.
La race des Tartuffe n'est pas morte, décidément ... Nous devons à l'avenir de nos enfants d'en combattre ses représentants.
