30 avril 2007
Jusqu'à quand ?
"Une policière a été violée à Bobigny (Seine-Saint-Denis) dimanche, la seconde en six semaines à être victime d'une telle agression, apprend-on de source policière.
On ignore si l'agression est liée à sa profession.
La jeune femme, âgée de 28 ans, a été agressée vers 08h00 dans le parc de La Bergère, non loin de son lieu de travail - la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) - dont elle venait de quitter le service.
Plusieurs personnes ont été interpellées puis mises hors de cause. Les enquêteurs sont prudents, car la policière ainsi que sa collègue violée en mars dans ce même parc, portaient des habits civils au moment de leur agression.
"Certes, il s'agit de deux policières. Certes, elles décrivent toutes les deux leur agresseur comme étant un homme de race noire et cela s'est passé dans le parc. Mais les signalements ne correspondent pas", a-t-on dit de même source.
Sarkozy a exprimé "sa très grande indignation" et demandé que les coupables soient sanctionnés avec une sévérité exemplaire. "Il est inacceptable que de tels actes puissent être commis par une poignée de voyous qui se pensent au-dessus des lois et de la morale", dit le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, dans un communiqué.
Dimanche soir, Ségolène Royal avait fait part de "son horreur" et demandé "la plus grande intransigeance à l'égard de toutes ces violences". La candidate socialiste a réclamé un "renforcement indispensable de la protection du métier de policier, notamment des femmes". (Y/A)"
Oui, jusqu'à quand ? ...
Robien entend maintenir l'UDF face au nouveau parti de Bayrou.
"Gilles de Robien, seul ministre UDF et soutien de Nicolas Sarkozy
pour la présidentielle, affirme qu'il veut continuer à faire vivre
l'UDF malgré le projet de création d'un nouveau parti centriste de François Bayrou, dans un entretien lundi à France-Soir.
" Le fait que [François Bayrou] monte sa petite boutique ne nous empêchera pas de garder l'UDF et ses valeurs", ajoute-t-il. "M. Bayrou quitte le navire et abandonne ses troupes en rase campagne", déclare le ministre de l'Education nationale.
"L'UDF existera et se maintiendra avec tous les hommes et femmes de qualité qui la composent", assure le maire d'Amiens.
Il estime que les députés UDF qui soutiennent le candidat UMP - une vingtaine sur 29 à ce jour - devraient devenir "les partenaires respectés de la future majorité présidentielle" de Nicolas Sarkozy et non rejoindre ensuite M. Bayrou et son nouveau "parti démocrate". "C'est une question de loyauté, de morale", estime-t-il.
Pour M. de Robien, les troupes de M. Bayrou "ne lui ont jamais donné un blanc-seing pour refuser de soutenir le candidat de la droite. C'est une trahison".
"Depuis huit jours, il manifeste sa haine à l'égard de Nicolas Sarkozy et, sans le dire officiellement, il cherche à faire gagner Ségolène Royal", ajoute M. de Robien. (Sources : Y/A)"
Quand les politiciens évoquent l'honneur, la morale et les trahisons, ça me fait toujours sourire. Mais quant à la dernière phrase de M. de Robien, je partage tout à fait l'avis qu'elle exprime.
29 avril 2007
La laïcité menacée en Turquie.
"Issu de la mouvance islamiste, Abdullah Gül, ministre turc des Affaires étrangères, n'entend pas retirer sa candidature à l'élection présidentielle, malgré les pressions de l'armée et une nouvelle manifestation monstre de partisans de la laïcité dimanche à Istanbul.
"Le processus (d'élection d'un président) a débuté et va se poursuivre (...). Il n'est pas question que ma candidature soit retirée", a-t-il dit à des journalistes à la télévision.
Après un premier tour de scrutin vendredi au Parlement, qui n'a pas permis de désigner le nouveau chef de l'Etat à cause du boycottage des députés de l'opposition, un deuxième vote sera, en principe, organisé mercredi.
Dans la cité du Bosphore, un million de personnes, selon des témoins, se sont rassemblées dimanche sur la place Caglayan pour dire leur crainte que l'élection du candidat de l'AKP, qui dispose de la majorité à l'assemblée, ne marque le début de la fin pour la Turquie moderne voulue par Mustafa Kemal.
Agitant des drapeaux turcs et des affiches portant des slogans anti-gouvernementaux, les manifestants ont de nouveau réclamé que l'AKP (Parti pour la justice et le développement) renonce à faire de Gül le chef de l'Etat.
"La Turquie est laïque et le restera", a scandé le cortège qui a défilé dans les rues de la première ville du pays. "Tous unis contre la loi de la charia", ont répété les manifestants, en faisant référence à la loi coranique qu'ils refusent de voir imposer un jour en Turquie.
"Nous sommes ici pour protéger la République. Nous ne faisons pas confiance à ce gouvernement, nous savons d'où il vient. Ils veulent mettre en place une République islamique", a déclaré Irfan Kadim, un cadre de 35 ans.
"Nous sommes un pays musulman mais nous ne voulons pas vivre comme en Iran, a expliqué Ipek Hamzaoglu, un étudiant de 18 ans.
Vendredi, les militaires turcs, qui ont mené quatre coups d'Etat en cinquante ans et se considèrent comme les garants des institutions laïques, ont également fait part de leur "inquiétude", dans un communiqué en forme de mise en garde.
Le Premier ministre Tayyip Erdogan, qui a finalement renoncé à se présenter à la présidence, et son poulain Gül démentent, eux, vouloir faire de la Turquie un Etat islamiste.
Ils rappellent qu'ils sont au pouvoir depuis près de cinq ans, période marquée par une forte croissance économique, et qu'ils ont engagé les discussions en vue de l'adhésion du pays à l'Union européenne, signe de leur volonté d'ouverture.
Le gouvernement, appuyé par l'UE, a appelé les militaires à ne pas se mêler de politique.
La manifestation d'Istanbul rappelle celle qui a rassemblé il y a deux semaines à Ankara plus de 400.000 personnes qui dénonçaient les velléités d'Erdogan de briguer la magistrature suprême.
Le Parti républicain du peuple (CHP), principale formation laïque d'opposition, a saisi la Cour constitutionnelle pour obtenir l'invalidation du premier tour de scrutin vendredi dernier. Cette demande sera examinée lundi mais on ignore si la décision sera rendue le même jour.
Si la Cour donne raison au CHP, Erdogan devra convoquer des élections législatives anticipées dans un délai de 90 jours. Le chef de l'Etat sortant, le laïque Ahmet Necdet Sezer, conserverait ses fonctions à titre provisoire dans l'attente de l'élection de son successeur par la nouvelle assemblée.
Dimanche, la plus grande organisation patronale turque, Tusiad, s'est prononcée pour des élections anticipées. "Pour préserver les principes inséparables de la démocratie et de la laïcité, des élections législatives anticipées sont indispensables", a déclaré la centrale patronale dans un communiqué cité par les chaînes de télévision.
Si, en revanche, la Cour donne raison au gouvernement, Gül devrait l'emporter au troisième tour, fixé au 9 mai, car alors, il n'aura besoin que de la majorité simple, soit 276 voix, ce que l'AKP peut obtenir sans aucun problème. (Sources : Y/A)"
Souhaitons, pour le peuple turque, que Gül soit mis en échec. En tous cas, cela fait chaud au coeur de voir un peuple de confession musulmane se réclamer aussi fort du principe de la laïcité.
Polémique sur les Pressions.
Selon Yahoo/Actu :
"Le refus du syndicat de la presse régionale d'organiser le débat Bayrou-Royal de samedi dernier a provoqué dimanche une polémique entre ses deux principaux dirigeants.
Michel Comboul, président du Syndicat national de la presse quotidienne régionale (SNPQR), nie avoir subi des pressions de Nicolas Sarkozy pour renoncer à l'organisation vendredi du débat Royal-Bayrou et assure que c'est la candidate socialiste qui a inventé l'affaire.
De son côté, Jean-Michel Baylet, P-DG de la Dépêche du midi, vice-président de la SNPQR et proche de Ségolène Royal, a démenti toute manoeuvre de la candidate PS et estimé que le syndicat avait failli à sa mission d'information.
"Les violentes attaques verbales portées contre nous sont une atteinte directe à l'honneur de notre presse", dit Michel Comboul dans un éditorial publié dans son journal Nice-Matin et d'autres quotidiens.
Livrant sa propre version de l'épisode, il nie avoir rencontré Nicolas Sarkozy comme le soutient Ségolène Royal et assure qu'il a renoncé à organiser le débat uniquement pour des raisons techniques liées, selon lui, à des questions de temps de parole.
"Une formidable machine à désinformer s'est alors mise en marche. Et les accusations ont fusé : l'autre candidat exerçait des pressions intolérables sur la presse régionale. Nous y cédions", écrit Michel Comboul.
Il accuse sans le nommer un des vice-présidents du SNPQR, "membre très éminent de l'équipe de campagne de Ségolène Royal", d'avoir colporté des rumeurs.
Jean-Michel Baylet, soutien de Ségolène Royal au titre du PRG, a publié un communiqué dans l'après-midi pour exprimer à son tour son indignation.
"Je suis scandalisé d'entendre ce matin prétendre que Ségolène Royal ou son entourage auraient exercé des pressions sur la presse quotidienne régionale. Je démens formellement ces affirmations", dit-il.
"Tout cela nous a conduit à adopter une attitude de prudence, de trop grande prudence sans doute. Mais quoi que nous disions ou fassions, nous étions désignés à nos lecteurs et à l'opinion publique, comme une presse aux ordres", déplore-t-M. Comboul.
Il admet avoir tenté de contacter l'équipe de Nicolas Sarkozy mais assure n'avoir pu que laisser des messages sur des téléphones portables, dans un premier temps.
"Enfin, il m'a été dit vers 14h30, et rien d'autre que cela, que 'changer les règles établies en commun n'était pas très fair play', et aussi que 'quelle que soit la décision du syndicat le candidat viendrait de toute façon le lendemain à 09h00'", rapporte-t-il.
Concernant Nicolas Sarkozy, il assure n'avoir aucun lien avec lui. "Je ne connais pas son bureau, je n'ai pas son portable. Je n'ai nullement cette proximité qu'elle laisse sous-entendre", dit-il.
Puis il accuse la candidate PS d'avoir inventé l'affaire des pressions. "Oui, le syndicat a été délibérément l'instrument d'une campagne orchestrée. Non, Mme Royal, il n'y a pas eu de pressions de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe et, aussi, par vous-même, à travers vos déclarations", écrit-il.
Jean-Michel Baylet a une autre vision de l'affaire. "Je regrette que la PQR ait raté cette occasion unique d'organiser l'événement sans précédent que fut le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou Nous avons, ce faisant, failli à notre mission d'informer", écrit-il."
Louis & Ségolène.
En ce qui me concerne, la vie privée des
candidats - comme celle de leurs conjoints ou compagnons - je m'en
contrefiche. On ne tombe pas sur le "bon" ou sur la "bonne" du premier
coup et certains ne les rencontrent jamais. En ce domaine épineux, ni
l'argent, ni le statut social ne constituent des garants supérieurs au
SMIC et à la vie sans gloire. (Faut bien qu'il y ait une justice, tout
de même !
)
Non,
ce qui me choque, dans l'affaire Louis Schweitzer/Ségolène Royal, c'est
que le premier est président d'honneur du MEDEF International et a
toujours sa place - jusqu'en 2009 - au Conseil d'Administration de
Renault dont il a été le président jusqu'en 2005.
Dans de telles conditions, je vois mal comment Mme Royal et son parti peuvent reprocher à Sarko d'être vendu au MEDEF ... ![]()
Il n'y aurait pas un socialiste - militant ou sympathisant - sur le Net pour nous expliquer ça ? 
27 avril 2007
Sarkozy avait au moins une bonne raison pour refuser le débat avec Bayrou.
Dès hier, la presse (les media, de façon
générale) reprenait le terme "débat" en le hissant au niveau d'un véritable débat présidentiel alors qu'il ne s'agit, en fait, que d'une tribune libre. Beaucoup de gens hélas ! ne vont
pas plus loin que la manchette et s'il y a en France quelqu'un qui connaît le poids de la communication, c'est bien Sarko. C'est d'ailleurs à la fois son point fort et son point faible.
Nous sommes dans une époque qui avive toutes les tensions. Or, alors
qu'on a refusé aux électeurs de Le Pen en 2002 (qu'ils fussent
authentiques lepénistes ou qu'ils eussent voté pour lui par lassitude,
dégoût ou colère) un débat qui leur était dû, on ne verrait aucun
inconvénient à présenter cette tribune libre entre Ségo et Bayrou comme
un débat d'importance égale à celui dont ils ont été frustrés il y a
cinq ans. C'est donc les rejeter, une fois de plus, dans une
marginalisation qui peut mener loin. (Inutile de dire que
c'est Chirac qui a refusé et lui seul : s'il avait accepté, d'abord, il
n'était pas sûr de conserver la partie belle et ensuite, ses 82%, à mon
avis, se faisaient plus problématiques.)
Sarko, lui, a ratissé
au plus large, parmi ceux qui, justement, avaient voté Le Pen sans
conviction mais par ce qu'ils en avaient assez. S'il accepte un débat
avec Bayrou, il fait un bras d'honneur à ces électeurs-là dont il a encore besoin alors qu'il n'est absolument pas sûr des électeurs de Bayrou.
En
adoptant l'attitude qui est la sienne actuellement, outre qu'elle est
conforme à son personnage, il est pratiquement sûr de conserver ces
électeurs-là - voire d'en gagner.
Voilà mon analyse - qui est peut-être fausse, je l'admets.
25 avril 2007
Ca se corse ! Ca se corse !
Selon Yahoo-Actu :
Citation :
"François Bayrou a maintenu mercredi 25 avril sa ligne d'autonomie, annonçant qu'il ne donnerait pas de consigne de vote pour le 6 mai et qu'il créait un nouveau parti, tout en acceptant le débat que lui a proposé la PS Ségolène Royal et en s'y disant prêt avec l'UMP Nicolas Sarkozy."
Il choisit le risque de la traversée du désert pour cinq ans mais au moins, il prouve qu'il est capable d'aller jusqu'au bout de ses idées. Ex-cel-lent ! ;o)
24 avril 2007
Questions pressantes.
François Bayrou tendra-t-il la main au Parti socialiste et surtout, celui-ci osera-t-il la saisir, après les véhémentes protestations de son Premier secrétaire ? ...
Les électeurs Le Pénistes qui se sont sentis floués par les salamalecs de leur ido leader envers Dieudonné et Alain Soral se reporteront-ils sur Sarkozy même si leur di affirme qu'il faut voter Ségolène ? ...
Quel suspens intolérable ! ... ;o)
22 avril 2007
Sarko Vs. Ségo.
Comme le titre le "Times", ce sera donc Sarko contre Ségo.
Le
troisième homme - grâces lui en soient rendues - est François Bayrou et
c'est donc avec lui qu'ils vont devoir pactiser, l'un et l'autre.
M.
Le Pen, qui a mené une campagne d'une rare ineptie (Soral, etc ...) est
ramené à 10% - un peu plus - mais il est toujours là : la mauvaise
graine, ça a la vie dure ...
A noter un très fort taux de participation ...
...
et une Spéciale Présidentielles Guignol qui a effacé le très mauvais
souvenir du Spéciale Présidentielles Guignol 1er tour du 21 avril 2002.
Il est plus de 20 heures : la loi française vous autorise donc à commenter. 
PS : Bové ... 1% ...

21 avril 2007
La Gauche la plus bête du Monde.
En mai 1981, la Droite avait pris une claque que je n'hésite pas à qualifier de tellurique. A l'époque, nombreux étaient ceux qui, parmi ses sympathisants et militants, déliraient sur les conséquences de l'intronisation de François Mitterrand : rien moins que le sol qui s'ouvrait grand sous nos pas pour engloutir notre pays, voilà ce qu'ils voyaient dans leurs délires.
Elle en a mis, du temps, à s'en remettre, de ce choc, notre Droite - "la plus bête du monde", comme disait ce bon vieux "Canard enchaîné." Pour ce faire, il lui a fallu en passer par Chirac et, maintenant, par Sarko. Mais elle s'en est remise, c'est sûr. Il lui a fallu plus de vingt ans pour ce faire mais elle y est parvenue. (Oui, je sais, mieux vaut tard que jamais ... N'empêche, elle n'est pas rapide, notre Droite.)
Or, curieusement, depuis le 21 avril 2002, on voit un phénomène similaire se passer en face : la Gauche est en déroute et vacille encore, toute "sonnée." Il est clair que les militants P.S. n'ont pas foi dans le passage en force de Ségolène au premier tour. Mais le pire, ce sont les délires du style : "Si Sarko passe, le sol va s'ouvrir sous nos pas et la terre nous engloutira tous."
C'est complètement irréaliste et il est inutile de nous voiler la face : comme jadis, nous avons eu "la Droite la plus bête du monde", nous avons désormais "la Gauche la plus bête." Ce doit être une spécialité française.
Dommage qu'on vieillisse. Avec l'âge, comme on en a trop vu - forcément - on devient cynique. Pas plus que je n'imaginais la terre s'entrouvrant pour nous enfouir en elle lors de l'élection de Mitterrand, je ne parviens pas à imaginer la fin du monde si Sarko passe.
La fin du monde, ce serait si simple ...
Certains - tous à gauche, voire à l'extrême-gauche - vont même jusqu'à dire qu'ils préféreraient Le Pen à Sarkozy. Alors, là, moi, j'en reste sur le flanc, sincèrement ... Et encore, je suis polie ... ;o)
