20 juin 2007
Autonomie des Universités : le fils à Môman pense à la grève.
Mon cher Canard,
Vous rappelez-vous Bruno Julliard, le Fils à Môman ? Eh ! bien, le voilà qui menace :
" Devant l'opposition des syndicats, notamment de l'Unef, au texte sur l'autonomie des universités, Nicolas Sarkozy a durci le ton mercredi assurant qu'il n'abandonnerait pas au motif que
ce serait "trop risqué politiquement" et annonçant des moyens
supplémentaires pour les universités volontaires.
"On ne peut pas dire sans arrêt que le XXIe siècle sera le siècle de la
connaissance et garder notre système universitaire à l'abandon pour la
seule raison qu'il serait trop risqué politiquement de le réformer", a
déclaré le président de la République devant les parlementaires UMP.
"Tout le monde est d'accord sur la nécessité de le réformer, un seul
argument s'y oppose: c'est dangereux", a-t-il ajouté, suggérant à "ceux
qui n'aiment pas le danger" de "choisir une autre activité".
L'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités présenté par la
ministre Valérie Pécresse a été accueilli fraîchement par les acteurs
de l'université, en particulier les étudiants de l'Unef qui ont mené la
bataille contre le CPE en 2006.
Personnels, présidents d'université et étudiants reprochent dans leur
quasi totalité au texte de prévoir que seules les universités qui le
peuvent et qui le souhaitent accèdent, sans obligation ni date butoir,
à leur autonomie financière, en matière de ressources humaines comme de
propriété des locaux.
"Toutes les universités ont la capacité d'accéder à l'autonomie, à leur
rythme, n'opposons pas les universités entre elles, elles peuvent
toutes progresser vers ce nouveau statut", a estimé Michel Lussault, 3e
vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU).
"Ce n'est pas acceptable, nous allons utiliser le temps qu'il reste
pour l'amender mais si au bout du compte il reste en l'état, nous
organiserons la mobilisation des étudiants", a prévenu de son côté
Bruno Julliard, président de l'Unef.
Pour manifester néanmoins sa volonté de "prendre (ses) reponsabilités",
le chef de l'Etat a pris le risque mercredi de mécontenter plus encore
les opposants au texte présenté mardi. Il a affirmé que les universités
qui "choisissent le nouveau statut recevront des moyens
supplémentaires".
Il s'agit d'"une incitation pour encourager les universités à prendre
leur autonomie et les épauler dans cette démarche", a expliqué l'Elysée
à l'AFP, en précisant qu'"il n'y a pas de limitation a priori au
volontariat" qui pourra concerner toutes les universités.
La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse "mettait de l'huile dans les rouages, (Nicolas Sarkozy) met de l'huile sur le feu", a déclaré Bruno Julliard mercredi, se disant "abasourdi".
Il a aussi regretté que l'avant-projet de loi prévoit que les
universités pourront soumettre l'entrée en deuxième cycle (master 1,
bac+4) aux "conditions définies dans les conseils d'administration", ce
qui revient pour lui à "une sélection".
"C'est incompréhensible, on avait un engagement qu'il n'y aurait pas de
conditionnement des moyens", s'est étonné Bruno Julliard, jugeant de
plus que M. Sarkozy se montrait "très agressif".
"Il s'agit d'un contresens", a commenté Michel Lussault, de la CPU. "La
France a besoin de toutes ses universités, c'est une erreur de croire
qu'en développant seulement certaines universités, nous arriverons à
répondre aux besoins de formation et de recherche", a-t-il analysé. (Sources : Y/A)
Le Commentaire du Canard Mal-Pensant :
Sarko piétine la vénérable fourmilière universitaire : et encore, quand j'écris "fourmilière", je suis vraiment gentil - normal, il est tard ...
Abasourdi, qu'il est, le petit Bruno ? Sans blague ? ... Tu veux mon avis : il n'a pas encore réalisé qu'il ne se trouvait plus en face de Chirac et de Villepin ... Ca va lui faire un choc, quand il va voir la différence ... Enfin, faut bien que jeunesse se forme, pas vrai ? :-)
Le Prochain Congrès du PS sera-t-il avancé ?
| Mon cher Canard, Puisqu'aujourd'hui, 2 Messidor de l'an CCXV de la République, nous inaugurons une nouvelle formule dans nos billets, commençons par un sujet titillant : le Parti socialiste français ! Citation: |
| Les
partisans de Ségolène Royal ont réclamé mardi devant le bureau national
(BN) du parti une consultation des militants à propos du calendrier de
rénovation du PS et souhaité que ce calendrier soit "resserré". "Nous pensons qu'il faut consulter les militants sur le calendrier, qui doit être resserré", a déclaré Gilbert Roger, maire de Bondy (Seine-Saint-Denis), à la sortie du BN. Selon lui, cette consultation doit intervenir "avant l'été". Egalement proche de Ségolène Royal, le sénateur David Assouline a estimé qu'un tel référendum interne "donnerait plus de force au processus de rénovation" et constituerait donc un atout "pour les élections municipales" de mars 2008. François Rebsamen, par ailleurs numéro deux du PS, est aussi de cet avis. M. Roger s'est d'autre part prononcé pour un congrès "en octobre-novembre" et a souhaité que le parti puisse ensuite "déterminer très rapidement qui serait la personne" incarnant le projet des socialistes. "Je pense qu'on peut le faire à partir de 2008". Les partisans de Mme Royal contestent ainsi le schéma prévu par le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, qui préconise un congrès à l'automne 2008, conformément au rythme triennal de ces réunions. Les députés Manuel Valls et Gaëtan Gorce ont demandé "un changement de direction" du parti, au profit d'"une direction collégiale", selon le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll. Cependant, a-t-il indiqué, "la majorité des interventions" a tourné autour de l'idée qu'il faut "un processus long de débat" avant de poser la question du leadership du PS et de la gauche. Est intervenu dans ce sens, entre autres, Bertrand Delanoë et Henri Emmanuelli, lors d'un débat "où chacun a pu s'exprimer de manière franche et claire", a rapporté M. Le Foll. Sont aussi sur cette ligne, selon des participants interrogés après la réunion, les amis de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Lionel Jospin et Martine Aubry. M. Hollande "fera une proposition globale, portant à la fois sur le calendrier et sur les thèmes" du processus de reconstruction de la gauche, samedi lors du Conseil national du parti. Cette proposition, qui "n'est pas encore arrêtée" selon M. Le Foll, sera soumise au vote du CN, a-t-il confirmé. De son côté, Benoît Hamon (gauche du parti) a estimé qu'organiser un vote de tous les militants reviendrait à "délégitimer le CN" élu par le congrès de novembre 2005. (Sources : Y/A) |
Avant cela, interviewé pour "Le Parisien", Nicolas Sarkozy avait déclaré : "Le PS est trop faible pour gagner, il est aussi trop fort pour se réformer."
Des commentaires ? ...
Le Commentaire du Canard Mal-Pensant :
Bonne idée, cette nouvelle formule ! Depuis le temps que tu me tenais en réserve ! ... Surtout que quand même, y a pas à tortiller : j'ai de l'allure, non, avec mon noeud pap ? ... :-)
... Ah ! oui ! Le P.S. ... Elle a du punch, Ségolène ! Plus que les Eléphantesques, y a pas photo. Evidemment, elle prend le risque d'une traversée du désert mais les militants (et les sympathisants) ont tellement besoin d'espoir qu'elle a des chances de réussir. La gu ... Pardon, la tête des Eléphantesques si elle réussit son coup ! ...
Maintenant, elle peut très bien avoir combiné le coup avec le petit Hollande ...
Et pour ce que Sarko dit de tout ça, ben, il n'a pas tort mais il omet la possibilité d'une implosion du P.S.
11 juin 2007
Le Front National est tombé.
Hier, 10 juin 2007, le Front National est tombé au-dessous de la fameuse barre des 5%.
Il redescend ainsi au score qui était le sien avant que François Mitterrand ne le prît sous sa coupe.
Vous
observerez que, aujourd'hui, si la gauche ne dit pas un mot sur la
stratégie mitterrandienne qui permit à la formation lepéniste de
connaître dans notre pays un succès sans précédent, elle tente une fois
de plus, par les voix des ténors (ne devrait-on plutôt pas dire
"castrats" ?) du PS et par la nasillarde trompettante qui sert d'organe
à M. Besancenot, de culpabiliser les électeurs UMP en montrant du doigt
les votes FN qui se sont ralliés aux idées de Nicolas Sarkozy.
Pas un mot pour se féliciter de voir le Front National réduit à ce triste niveau - pour lui.
Une
fois de plus, il n'y a aucune honte à récupérer les voix sectaires de
l'extrême-gauche mais l'on touche le fond en raflant celles (tout aussi
sectaires, j'en conviens) de l'extrême-droite.
En 2010,
soixante-cinq ans se seront écoulés depuis la fin de la Seconde guerre
mondiale. Et ces gens-là pensent toujours comme en 1945 : pire, ils se
croitent toujours à l'abri derrière des idéologies dépassées et qui,
coûte que coûte, devront s'adapter si elles veulent survivre.
Fossilisation ? oeillères ? ou tare congénitale ? ... 
04 juin 2007
L'Europe n'est pas un Eldorado ...
... soit, mais des mesures efficaces vont-elles enfin êtres prises en France ?
"François Fillon réaffirme que son gouvernement sera intraitable face à l'immigration clandestine, soulignant que "l'Europe n'est pas l'eldorado".
"Notre pays ne peut pas supporter une augmentation considérable du nombre d'étrangers qui viendraient s'installer sur notre territoire et qui n'auraient pas les moyens de s'y intégrer", a déclaré le Premier ministre lors d'une visite au centre de rétention administrative du Mesnil Amelot, près de l'aéroport de Roissy.
"La générosité, ce n'est pas d'ouvrir grand les frontières sans se préoccuper de savoir comment les gens vont s'intégrer, comment ils vont vivre, comment ils vont subsister", a-t-il dit aux côtés du ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux.
"Si on veut que notre pays continue de se développer, que les droits soient respectés (...) il faut réguler les flux migratoires", a insisté le chef du gouvernement, qui a rendu hommage à la mission "noble" des gendarmes chargés du CRA du Mesnil Amelot.
Ce centre, l'un des plus grands de France avec 140 places, accueille actuellement 118 étrangers en situation irrégulière. Il sera remplacé début 2009 par un nouveau centre de 240 places en construction au Mesnil Amelot.
"En nous aidant à réguler les flux migratoires, vous assurez la protection de notre cohésion nationale", a dit François Fillon aux gendarmes.
"Il faut que nous montrions à tous ceux qui sont candidats à venir en Europe, que l'Europe, ce n'est pas l'Eldorado que parfois on leur promet", a-t-il souligné, évoquant la mort de 18 clandestins la semaine dernière au large de Malte.
"Tous ceux qui promettent des papiers pour tout le monde, d'une certaine manière, ont une responsabilité dans ce qui vient de se passer", a estimé le Premier ministre.
"La République française sera extrêmement ferme, elle fera appliquer les lois. Naturellement, ces lois doivent être appliquées avec la plus grande humanité", a-t-il conclu.
François Fillon a martelé son message à l'issue d'une visite aux services des douanes de l'aéroport de Roissy, à laquelle participait également Eric Woerth, ministre du Budget.
"L'Europe est une terre ouverte, la France est un pays d'immigration, elle continuera de l'être, elle continuera à accueillir beaucoup d'étrangers sur son territoire, mais elle ne veut accueillir que les étrangers qu'elle est capable d'intégrer et auxquels elle est capable de donner les moyens de subsistance", a-t-il dit aux journalistes.
Brice Hortefeux a fixé pour objectif au forces de l'ordre la reconduite de 25.000 clandestins aux frontières en 2007.(Sources : Y/A)"
La Seine St Denis.
J'y vis, dans un quartier correct qui n'en a pas moins vu brûler tout proche, en novembre 2005, un gymnase et d'autres locaux situés non loin de là. Déjà, en rejoignant l'avenue du Pavé-Neuf, à Noisy-le-Grand, vous vous rendez compte que, derrière les immeubles étincelants de bureaux qui ornent un côté de cette avenue, s'étendent des immeubles "sociaux" symbolisés entre autres par les silhouettes de ce que l'on nomme ici les "camemberts." C'est sur cette avenue que furent agressées des jeunes femmes, également en 2005.
C'est aussi à Noisy-le-Grand qu'on a vu un maire socialiste, M. Pajon, pour ne pas le nommer, réclamer à cor et à cris l'intervention de l'armée pour faire cesser les émeutes. (Un an après, c'est sa voiture à lui - une 607 - qui brûlait devant la Mairie mais ceci est une autre histoire ...)
Quant aux femmes voilées et aux barbus, hélas ! il y en a aussi. Beaucoup trop.
Il semble - j'écris bien : "il semble" car je demande à voir - que nos gouvernants aient décidé de s'attaquer au problème :
"Plusieurs responsables politiques, dont le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, et le premier syndicat de policiers ont réagi à un rapport alarmant sur l'insécurité dans le département de la Seine-Saint-Denis(93), dans la banlieue nord de Paris.
Ce rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes), qui était appelé à rester confidentiel, évoque notamment une hausse de la délinquance des mineurs et une dégradation des rapports entre policiers et habitants.
"Il y a là un vrai problème de fidélisation d'un certain nombre de policiers", a dit Michèle Alliot-Marie à la presse.
"Ce sont des sujets auxquels j'ai l'intention de m'attacher d'ores et déjà et très rapidement puisque j'ai demandé qu'une réunion puisse être tenue dans les 48 heures avec les principaux responsables de police dans ce département de Seine-Saint-Denis, a ajouté le ministre de l'Intérieur, qui s'est également engagé à rencontrer les élus du 93 après les élections législatives des 10 et 17 juin .
Dans un communiqué, l'Unsa police estime "urgent de renouer les liens avec la population pour lutter efficacement contre la criminalité". Pour le premier syndicat de policiers, "si la police est plus proche de la population les auteurs de crimes et délits seront connus et stoppés" .
L'Unsa, qui rencontrera Michèle Alliot-Marie mercredi, demande "qu'un travail qualitatif soit privilégié par la police contrairement au quantitatif".
Interrogé sur RTL, le député-maire centriste de Drancy (93) Jean-Christophe Lagarde a souligné lundi l'importance de "déghettoïser" la banlieue, une idée approuvée par l'UMP Patrick Devedjian.
"On a besoin d'avoir une police qui connaisse les gens, on a besoin de mettre le paquet sur l'éducation des associations et on a besoin de 'déghettoïser'", a-t-il déclaré.
"Il a raison et tous les maires de banlieue sont d'accord là-dessus. Il faut 'déghettoïser'", a renchéri sur i-Télé le secrétaire général de l'UMP.
"Avoir concentré toute la misère sur les mêmes quartiers, dans les mêmes villes, est une erreur absolue", a ajouté Patrick Devedjian, qui a aussi l'urgence de "créer de l'emploi" dans les quartiers défavorisés, un travail "très difficile et très long".
Ce week-end, le député-maire d'Antony
(Hauts-de-Seine) avait imputé aux élus communistes la dégradation de la
situation sécuritaire en Seine-Saint-Denis, provoquant une vive réaction de la secrétaire nationale du PCF, M.G. Buffet.
Lundi, Jean-Christophe Lagarde a assuré que le contenu du rapport de l'Inhes reflétait la réalité. "On a eu une croissance de la violence des mineurs exponentielle. Dans certaines villes, ça peut atteindre 600%", a-t-il rapporté.
Le maire de Drancy a notamment déploré un défaut de suivi judiciaire et un manque d'accompagnement des structures associatives, qui a pour conséquence que des enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes durant une partie de la journée.
Pour Jean-Christophe Lagarde, les policiers ne sont pas assez nombreux ni assez expérimentés.
"Si la police de proximité c'est la police qui dit bonjour aux commerçants toute la journée, ça ne sert à rien", a-t-il fait remarquer.
Interrogé sur LCI sur ce même sujet, François Hollande, a prôné "des mesures extrêmement rapides pour la sanction des premiers actes de délinquance".
Prônant un renforcement de la justice des mineurs, l'éloignement des quartiers de certains délinquants et l'introduction de peines alternatives à la prison*, le premier secrétaire du Parti socialiste s'est déclaré contre les peines planchers pour les multirécidivistes envisagées par le nouveau ministre de la Justice, Rachida Dati, qui revient selon lui à instaurer de "peines automatiques".
"Au contraire, il faut individualiser la peine", a-t-il déclaré. (Sources : Y/A)"
* : tiens ! Hollande virerait-il à droite ? Attention, encore un peu et il va se faire traiter de "fasciste" par ses petits copains de la LCR et autres groupuscules trotskystes ... ;o)
31 mai 2007
Le Pen a repris ses esprits.
Bien qu'il soit le plus âgé de ceux qui ont échoué cette année aux élections présidentielles, Jean-Marie Le Pen semble avoir tiré la leçon de son échec bien plus vite que les autres. La preuve : on le retrouve tout entier dans l'article suivant, loin de ses curieuses errances en direction de Dieudonné et d'Alain Soral qui furent pour beaucoup dans la fuite de ses électeurs vers la Droite traditionnelle, surtout "coachée" comme elle l'était par Nicolas Sarkozy :
" Le président du Front National, Jean-Marie Le Pen, a souhaité jeudi que toutes les personnes susceptibles d'avoir une
double nationalité française et étrangère fassent un choix entre les
deux, citant la Garde des sceaux Rachida Dati.
"Le Front national est foncièrement hostile à la double nationalité" et demanderait aux
éventuels bi-nationaux "quelle est la nationalité" qu'ils
"choisissent", a-t-il déclaré à la presse à Nancy, dans sa tournée des régions françaises avant les législatives.
"Par exemple, il poserait la question à Mme Dati: est ce que vous avez
la nationalité marocaine, ou est-ce que vous avez la nationalité
française", a-t-il poursuivi.
"Vous devez choisir. Si vous choisissez la nationalité étrangère, vous
serez des étrangers, respectés en France, mais selon le statut des
étrangers", sans les avantages "que moi je crois devoir réserver aux
Français", a-t-il ajouté.
Interrogé sur les propos de M. Le Pen interpellant Mme Dati, le ministère de la Justice s'est refusé à tout commentaire.
Mme Dati est née en Saône-et-Loire de père marocain et de mère algérienne.
La double nationalité "nous permet de nous mettre sur les reins la
responsabilité de cette ancienne candidate à la présidence de la
république de Colombie",
a poursuivi M. Le Pen en faisant allusion à Ingrid Betancourt,
franco-colombienne, qui est "quand même plus colombienne que française".
"Nous nous sentons engagés pour le terroriste Moussaoui, qui est un
franco-marocain. Je bien voudrais savoir s'il est Français ou Marocain,
s'il est Marocain c'est la responsabilité du Maroc, s'il est Français c'est la responsabilité de la France", a-t-il ajouté.
M. Le Pen, interrogé sur l'avenir à moyen terme du FN,
a expliqué qu'il avait "les plus grandes angoisses pour (ma)
progéniture et (mes) compatriotes, et les Européens eux-même", devant
l'augmentation du nombre d'étrangers en France.
"Il y a des villes entières françaises qui sont à majorité musulmane, comme Roubaix par exemple ou des villes comme Marseille qui ont 200.000 citoyens musulmans", a déclaré M. Le Pen.
Le président du FN a entrepris une tournée pour remobiliser militants et électeurs, après avoir perdu au premier tour de la présidentielle 2007 20% de son électorat de 2002.
Se déplaçant dans un petit avion privé, il rencontre la presse régionale et les militants près des aéroports.
Il devait être à Mulhouse jeudi soir, puis à Besançon et Bourges vendredi, avant deux autres périples avant le premier tour des législatives. (Sources : Y/A)"
Le pire, c'est qu'il a raison : ils doivent choisir.
27 mai 2007
Hollande rêve d'une Assemblée à gauche.
Se basant sur le fait que Ségolène Royal est arrivée en tête aux Présidentielles dans 200 circonscriptions, Hollande ne désespère pas d'obtenir une Assemblée à gauche :
"S'il y a une majorité de gauche à
l'Assemblée nationale, alors on pourra avoir sur le contrat de travail
des évolutions mais pas la précarité ; sur la franchise santé on
l'écartera et on fera une politique de prévention ; on ne fera pas le
bouclier fiscal parce qu'on ne veut pas augmenter la TVA comme le
propose la droite", a déclaré le numéro un du PS."
C'est qu'il y tient, au pouvoir, François ...
Au point d'oublier les autres circonscriptions, celles qui ont donné la majorité à Sarkozy. ;o)
22 mai 2007
Nouvelle Illumination au P. S. : Laurent Fabius voit clair !
On peut se demander pourquoi il n'a pas vu clair plus tôt mais enfin, mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ? ;o)
"Laurent Fabius, ancien Premier ministre socialiste, a plaidé mardi pour "une gauche
décomplexée", à la fois "fidèle à ses valeurs" et qui sache "adapter
ses propositions à un monde qui a changé".
"On a perdu l'élection (...) Dans le futur, il va falloir s'améliorer", a-t-il observé sur RMC et BFM-TV.
"Je plaide pour une gauche décomplexée, une gauche fidèle à ses valeurs
qui sont fondamentales - égalité, solidarité, responsabilité - et en
même temps, il faut qu'on adapte notre programme, nos propositions, à
un monde qui a changé", a-t-il fait valoir.
Selon M. Fabius, cette "gauche de changement" a besoin d'"un P.S.
très ouvert qui rassemble à la fois les gens qui sont vraiment la
gauche de la gauche et des gens plus proches du centre". Il a souhaité
être "l'un des leaders" du PS.*
Il a invité les socialistes à "tirer les leçons de ce qu'a fait Nicolas Sarkozy à droite". "Il a vraiment rénové les idées et il a eu un parti qui était fort et assez divers", a-t-il dit.
M. Fabius a estimé qu'il fallait "beaucoup faire monter à la direction du PS des
jeunes, des hommes et des femmes qui ont 20 ans, 30 ans, 40 ans".
Il
s'est dit favorable à "une plus grande diversité d'origines sociales et
d'âges".
Laurent Fabius, candidat en Seine-Maritime, a une nouvelle fois défendu l'idée d'"une présidence d'équilibre" face au risque d'"une hyper-présidence" de Sarkozy."
Vous en doutiez ? ... ;o) Mais il aura Ségo dans les pattes, c'est sûr ...
20 mai 2007
Sur les discours de François Hollande ...
Cette réaction de Xavier Bertrand, qui résume ce que pensent la majeure partie des Français :
""Il
est bien mauvais perdant M. Hollande, il ferait mieux de s'occuper de
ce qui se passe aujourd'hui au sein du Parti socialiste parce qu'on
voit que c'est divisions, divisions et re-divisions", a répliqué Xavier
Bertrand invité de "Dimanche+" sur Canal+.
Selon lui, "il y a eu un résultat qui a été clair, il n'y a pas eu photo. Ça ne s'est pas joué à 100.000 voix et aujourd'hui on voit bien que le PS est en proie à des vrais divisions internes".
M. Bertrand a estimé que
François Hollande est en train de commettre la même erreur que "les
socialistes pendant l'élection présidentielle: ne pas parler du fond,
ne pas parler des arguments, mais utiliser juste des slogans". "Ce
n'est pas des slogans dont veulent les Français, c'est des arguments",
a prévenu Xavier Bertrand. (Sources : Y/A)"
Rachida Dati se met au travail.
"La ministre de la Justice Rachida Dati effectuait dimanche matin sa première visite dans un
tribunal en tant que Garde des Sceaux, au TGI de Créteil (Val-de-Marne).
Mme Dati est arrivée à 11h00 au tribunal où elle a rencontré les magistrats du parquet et les fonctionnaires de la permanence pénale générale du TGI.
Elle est accompagnée du procureur général de la Cour d'appel de Paris,
Laurent Lemesle, du premier président de la cour d'Appel de Paris
Renaud Chazal de Mauriac et du procureur de Créteil Jean-Jacques Bosc.
A l'issue d'un entretien avec une
magistrate de la permanence du parquet, elle a évoqué la modernisation
de l'informatique et l'amélioration des conditions de travail des
magistrats. Elle a ensuite discuté avec un juge d'instruction de
permanence et un juge de la liberté et de la détention (JLD).
"Je souhaite rendre hommage aux magistrats
de permanence", a-t-elle déclaré, avant de faire référence à son ancien
métier de magistrate qu'elle a "adoré". "J'ai adoré ce métier et c'est
pour cela que je m'engagerai à fond", a-t-elle ajouté devant les
magistrats.
Evoquant les mineurs, elle a déclaré
qu'ils étaient une "priorité" du président de la République: "On ne
peut pas fermer les yeux sur la délinquance des mineurs", a-t-elle
encore dit, précisant que "la priorité est de faire une justice autrement que répressive" et de "s'occuper de la protection des plus faibles". La Garde des Sceaux avait effectué
vendredi soir une visite surprise au centre des jeunes détenus de
Fleury-Mérogis (Essonne) afin de se rendre compte de l'activité des
agents de l'administration pénitentiaire et des conditions de détention
des mineurs. (Sources : Y/A)"
Quand on pense que c'est Sarkozy qui a osé, le premier, confier un grand ministère à une femme issue de la communauté maghrébine française ...
Il y en a qui doivent pleurer dans leur coin de ne pas y avoir pensé plus tôt ... ;o)
