17 octobre 2006
L'Affaire Redeker (Suite).
Le 19 septembre, Robert Redeker, professeur de philosophie exerçant
dans un lycée près de Toulouse, publiait dans Le Figaro une tribune
virulente sur l'islam. Le jour même, il recevait des "menaces de mort
écrites, sous forme de mails". Menaces prises très au sérieux par la
DST, selon La Dépêche du midi, qui décidait alors de placer Robert
Redeker sous protection dans un lieu tenu secret.
L'enquête lancée après ces menaces a débouché sur une arrestation. Agé
de 25 ans, le suspect est employé comme téléopérateur dans une société
implantée à Orléans. Il est l'auteur d'un mail contenant une "menace de
mort" et reçu le 29 septembre par le professeur de philosophie. Les
policiers sont parvenus à remonter jusqu'à lui avant de l'interpeller
lundi matin. Il devrait être poursuivi pour "menaces aggravées", des
faits pour lesquels il encourt cinq années de prison.
Selon les
enquêteurs, il s'agit pour cet homme d'une entreprise "individuelle et
non pas terroriste". Aussi, après 24 heures de garde à vue dans les
locaux de la DST, la section antiterroriste du parquet de Paris a
décidé de se dessaisir au profit du parquet d'Orléans. Les
policiers de la DST vont donc passer le relais à leur collègues de la
direction interrégionale de la police judiciaire d'Orléans.
Pendant que l'enquête progresse, le
Conseil national supérieur de l'enseignement supérieur et de la
Recherche (Cneser), consultatif et représentatif, a adopté "à
l'unanimité" une motion pour la défense de la liberté d'expression,
faisant référence à l'affaire Redeker, a annoncé mardi le syndicat
étudiant Uni. "Très solennellement, le Cneser, qui est le premier
Conseil national du ministère de l'Education à se prononcer sur la
question, rappelle son attachement à la liberté d'expression, quel que
soit le contenu de cette expression si celui-ci respecte les limites de la légalité et appelle à la vigilance dans la préservation de ce droit que garantit la constitution", a expliqué l'Uni.
Dans
sa tribune intitulée "Face aux intimidations islamistes, que doit faire
le monde libre?", l'auteur qualifiait notamment le Coran de "livre
d'inouïe violence" et le prophète Mahomet de "chef de guerre
impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame". Auteur de
nombreux articles, notamment sur le révisionnisme et l'enseignement, et
animateur d'un site internet, Robert Redeker est connu pour ses prises
de positions polémiques au sein du corps enseignant. Il est d'ailleurs
loin de faire l'unanimité au sein des 1500 élèves et 200 membres du
personnel de son lycée. (Sources : L'Evènement)
On ne peut qu'approuver cette prise de position, que l'on attendait avec impatience. N'hésitez
pas, vous qui me lisez et qu'indignent les diktats gaucho-islamistes, à
reproduire intégralement la déclaration du Cnesser, qui apparaît déjà
astucieusement tronquée de "si celui-ci [le contenu de l'expression]
respecte les limites de la légalité" sur nombre de forums et de sites
qui ne se gênent pas par ailleurs pour taxer Redeker de va-t-en-guerre.
La race des Tartuffe n'est pas morte, décidément ... Nous devons à l'avenir de nos enfants d'en combattre ses représentants.
L'Affaire Redeker.
Si l'on excepte l'utilisation du terme "musulmane" en lieu et place d'"islamiste" dans "la pression musulmane", je ne vois toujours pas en quoi cet article de Robert Redeker - que j'archive aussi ici - est mensonger et outrancier :
Robert Redeker
Le Figaro
Robert Redeker (Philosophe.
Professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville. Va
publier Dépression et philosophie (éditions Pleins Feux).
Les
réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la
violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer
ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays
musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.
L’islam essaie
d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines
heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette
religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants
musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école,
accusation d’islamophobie contre les esprits libres.
Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de «troubles à l’ordre public». Cela
signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir
violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des
manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de
Paris-Plages ?
Pourtant, la non-interdiction du port du
voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à
l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l’ordre
public» que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette
interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une
soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout
le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les
esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre
l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la
construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à
sa vision de l’homme.
Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique.
L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une
alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois,
l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il
se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale,
attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la
voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait
de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet
oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils
excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.
Dans
l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une
sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre
doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du
christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le
risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme,
l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la
douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs
démocratiques, pour des marques de décadence.
Ce sont des
faiblesses qu’il veut exploiter au moyen «d’idiots utiles», les bonnes
consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique
au monde occidental lui-même.
Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis,
quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part,
«Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant
politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée,
institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits
groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant
ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche
butin».
D’autre part, «Muhammad profita de ce succès pour
éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive
qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect».
Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère,
Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine
d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui
faire contracter concurremment une dizaine de mariages».
Exaltation
de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de
juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.
De
fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire
est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance.
L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes
Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe
siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa
faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît :
il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la
douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.
Aucune
des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est
non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de
l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce
la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître
de haine.
La lapidation de Satan,
chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle
ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la
barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel
chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme
un devoir sacré au coeur du croyant.
Cette lapidation,
s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques
fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la
violence archaïque.
Au lieu d’éliminer cette violence archaïque,
à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le
judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire
l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice
en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au
chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont
les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une
religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de
ses rites banals, exalte violence et haine.
Haine et violence
habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme
aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies
utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser
sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle
expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident «le monde
libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les
adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l’oeil du
Coran, pullulent en son sein. (Sources : Judeoscope)
Et si les musulmans dits "modérés" s'en offusquent, qu'ils prennent au moins clairement position contre les islamiste. Qu'ils descendent dans nos rues pour réclamer la révision du Coran !
15 septembre 2006
Le Panzer-cardinal a frappré (I).
On ne devient pas Pape par hasard. Il faut, pour cela, outre de longues, longues études théologiques, un certain nombre de qualités et aussi pas mal de défauts ... J'avoue que, côté papelardise, insolence, tartufferie et jésuitisme, Benoît XVI a fait fort :
Le pape Benoît XVI, qui a évoqué mardi lors d'un discours à
l'Université de Ratisbonne (sud de l'Allemagne, Regensburg en allemand)
le rapport entre raison et violence dans la religion musulmane, s'est
référé à cette occasion à un livre de l'empereur byzantin Manuel II
Paléologue (1350-1425).
Dans cet ouvrage, "Entretiens
avec un musulman, 7e Controverse", présenté et publié dans les années
1960 par le théologien allemand d'origine libanaise Théodore Khoury
(Université de Münster, ouest), l'empereur expose le dialogue qu'il a entretenu, probablement entre 1394 et 1402, avec un Persan musulman érudit.
Commentant des passages de cette "7e Controverse", l'ancien professeur de théologie Benoît XVI s'est livré à une réflexion sur le rapport entre foi, raison et violence, dans le christianisme et dans l'islam.
Voici
des extraits de son intervention, selon une traduction française de
l'AFP à partir du texte allemand fourni par le Vatican.
"Le
dialogue repose sur tout le concept de la foi décrit dans la Bible et
le Coran et porte en particulier sur les images de Dieu et de l'homme,
tout en revenant nécessairement sans cesse sur le rapport entre ce
qu'on appelle les "trois lois": l'Ancien Testament, le Nouveau
Testament et le Coran.
"Dans ce discours, je voudrais seulement
aborder un point -- plutôt marginal dans le dialogue -- qui m'a
captivé, en rapport avec le thème de la foi et de la raison, et qui me
sert de point de départ pour mes réflexions sur ce thème.
"Dans la septième Controverse éditée par le professeur Khoury, l'empereur aborde le thème du Jihad (la Guerre sainte).
L'empereur devait savoir que la sourate 2-256 dit: "Il n'est nulle
contrainte en matière de foi" -- selon les spécialistes, c'est l'une
des premières sourates, datant de l'époque où Mahomet était encore sans
pouvoir et menacé.
"Mais l'empereur connaissait
aussi naturellement les commandements sur la Guerre sainte contenus
(...) dans le Coran. Sans s'attarder sur des détails, comme la
différence de traitement entre les "croyants" et les "infidèles", il
pose à son interlocuteur, d'une manière étonnamment abrupte pour nous,
la question centrale du rapport entre religion et violence.
"Il lui dit: "Montre-moi
donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des
choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée
la foi qu'il prêchait".
"L'empereur, après avoir tenu des propos si forts, explique ensuite en détails pourquoi il est absurde de diffuser la foi par la violence.
Une telle violence est contraire à la nature de Dieu et à la nature de
l'âme: "Dieu n'aime pas le sang et agir de manière déraisonnable est
contraire à la nature de Dieu. La foi est le fruit de l'âme et non du
corps. Celui qui veut donc conduire quelqu'un vers la foi doit être
capable de parler bien et de penser juste, et non de violence et de
menace... Pour convaincre une âme raisonnable, on n'a pas
besoin de son bras, ni d'armes, ni d'un quelconque moyen par lequel on
peut menacer quelqu'un de mort...".
"La phrase décisive dans cette argumentation contre la conversion par la violence, c'est: "Agir de manière déraisonnable est contraire à la nature de Dieu".
"L'éditeur,
Théodore Khoury, commente à ce propos: pour l'empereur, un Byzantin
éduqué dans la philosophie grecque, cette phrase est évidente. En
revanche, pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument non
transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, pas même celle de la raison.
"Khoury
cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français (Roger)
Arnaldez (ndlr: décédé en avril dernier), qui souligne que Ibn
Hazm (ndlr: un théologien musulman des Xe et XIe siècles) est allé
jusqu'à expliquer que Dieu n'est même pas lié par sa propre parole, que
rien ne l'oblige à nous révéler la vérité. S'il le souhaitait, l'homme
devrait même se livrer à l'idôlatrie". (Sources : I/A)
C'est
admirable ! Je déteste le Vatican et la Papauté mais franchement, là,
il faut s'incliner bien bas : depuis le temps que les islamistes nous
provoquent sans subtilité aucune en parlant des "Croisés occidentaux
alliés aux Sionistes" et en posant des bombes, il fallait bien que ça
arrive.
Mais jamais je n'aurais cru que Benoît XVI avait suffisamment de cran pour ça. ;o)
11 juin 2006
Comment imposer la Constitution européenne à ceux qui n'en veulent pas ?
Il n'y a pas que ce cher Giscard qui planche sur la question. Ce
week-end, l'Autriche a émis une suggestion des plus intéressantes :
| Citation: |
| Le
président en exercice de l'Union européenne, le chancelier autrichien
Wolfgang Schüssel, s'est prononcé en faveur d'un référendum sur la
Constitution européenne commun à l'ensemble des 25 pays de l'UE. Il prône une consultation tenue le même jour dans tous les pays. « La Constitution serait acceptée, si la majorité de la population européenne et la majorité des Etats donnaient leur approbation », suggère-t-il, à quelques jours du conseil européen de Bruxelles qui doit poursuivre la discussion sur l'avenir des institutions, un an après les « non » Français et Néerlandais. (Sources : L'Est Républicain) |
Si mes souvenirs sont bons, le fait qu'un seul Etat refuse le texte de la Constitution européenne devait suffire à faire rentrer celle-ci dans les tiroirs des technocrates de Bruxelles. Plus d'un pays ayant prononcé le "Non" fatidique - au fait, c'est curieux, vous avez remarqué que, malgré tout et contrairement aux pronostics vengeurs de tous les "Oui-ouistes" enragés, tant de droite que de gauche, le monde a continué à tourner ? - il convient maintenant de réécrire la règle du jeu de façon telle que la volonté légitime des peuples ne soit pas respectée.
08 juin 2006
Le nivellement par le bas fonctionne bien.
Mardi dernier, alors que j'attendais avec mon fils chez son médecin,
j'ai feuilleté un Figaro-Madame assez récent où je suis tombée sur un
article évoquant les fameuses collections Hachette pour enfants, à
savoir les célébrissimes Collections Rose et Verte.
J'ai donc appris que, dans
le but de "faciliter la compréhension" des enfants (!), un travail de
réécriture des ouvrages d'Enid Blyton et autres auteurs fétiches dont
Georges Chaulet (père de Fantomette) avait été entrepris. Le passé
simple est supprimé : on le remplace par le passé composé. Les mots
trop compliqués sont exclus (à partir de quand un mot est-il
"compliqué" ? Ce n'est pas précisé.) Enfin, le caractère des enfants
est "actualisé" - comme une garde-robes, en fait.
Raison
de plus pour continuer à traquer tous ces ouvrages chez les
bouquinistes, dans les vieilles éditions de jadis qui ont fait notre
bonheur. Mais il y a de quoi s'indigner du double jeu effarant
mené ici : d'un côté une école sournoisement élitiste et, de l'autre,
un nivellement par le bas qui ne peut que limiter les enfants dans leur
vocabulaire et leurs connaissances générales mais qu'on présente comme
une attention particulière à leur égard.
En tous cas, une chose est sûre : le niveau de ces collections a beaucoup baissé.
01 juin 2006
Ils sont chez eux, ne l'oubliez pas !
Voilà ce que je viens de lire aujourd'hui, sur la situation de certains jeunes à Clichy-sous-Bois :
"On est chez nous et ils viennent nous provoquer ! On est obligés de leur jeter des trucs pour qu'ils ne reviennent pas", lance l'un. "Mon rêve, c'est de mettre un coup de batte dans la tête d'un flic qui attrape un de mes potes", renchérit un autre.
D'une
police "de proximité", il ne veulent pas non plus: "dès qu'on appelle
les flics pour nous, ils ne viennent pas, ils disent:
+entretuez-vous+", assure "Aslano". Plus tard, il ajoute en souriant
qu'il y a aussi "du business" (trafic) "dans tous les bâtiments".
Ailleurs, "Pat Soul" (un surnom), 18 ans, déçoit un enfant en annonçant l'annulation d'un loisir clandestin: "Y a trop de policiers pour sortir les bécanes de cross!"
Karim, 21 ans, explique que "tous les soirs, deux camions de CRS sont garés devant la caserne des pompiers. Ils contrôlent et recontrôlent toutes les voitures avec des jeunes", dit le "lycéen", sûr de "ne pas trouver de boulot" même s'il avait son bac "Maintenance des systèmes de mécanismes automatisés".
Quatre collégiens s'amusent à incendier des flocons tombés des arbres. Mustafa, 15 ans, avertit que "si un commissariat est construit, les jeunes vont le cramer tout de suite!".
Du côté de la police, on relève un plus grand sentiment d'"impunité des délinquants" depuis les événements de novembre. "On est monté d'un cran dans la violence physique et verbale, accuse Bruno Bobinet, de l'UNSA-police. Les jeunes veulent se mesurer aux forces de l'ordre pour leur montrer qu'ils sont les plus forts 'chez eux'".
Pour lui, ils voudraient "que ni les pompiers ni les policiers ne mettent plus les pieds dans leur quartier, pour que les trafics puissent prospérer tranquillement".
"Certains jeunes policiers sont terrorisés", raconte-t-il. "Au commissariat d'Utrillo, à Montfermeil, les collègues ont vu leur véhicule brûler, d'autres se sont trouvés face à 50 types cagoulés et armés qui voulaient leur casser la tête. C'est très dur à gérer".
Selon une source policière, un rapport récemment rédigé par des policiers notait dans le secteur "une situation tendue, des provocations verbales incessantes, de nombreux appels passés pour tenter d'attirer des patrouilles dans des guet-apens".
Sur les quatre premiers mois 2006, les vols avec violence à Clichy-Montfermeil ont augmenté de 514% par rapport à la même période de 2005, affirme le maire (UMP) de Montfermeil Xavier Lemoine. Du coup, "les CRS ont renforcé leur présence", dit l'élu, qui avait pris en avril un arrêté très contesté, interdisant aux 15-18 ans de circuler à plus de trois. (Sources Internaute-Actu)
Mais qu'attend-on pour fournir une aide accrue aux forces de l'ordre, qu'il s'agisse de "police de proximité" - laquelle peut aider à tout le moins les moins pourris de ces "jeunes" à se sortir de là - ou de police plus musclée pour s'occuper des irrécupérables ?
Quant à considérer comme "Français" des personnes pourvues de tels
instincts bassement tribaux et claniques, franchement, cela me devient
de moins en moins possible chaque jour. La misère, le chômage ne
justifient en rien la sauvagerie.
"De toutes façons, on n'aura pas de travail : donc, inutile de
passer mon Bac" : mais qu'est-ce que c'est que cette philosophie de la
vie ? Retraduit, cela donne : "Puisque je ne pourrai pas trouver de
travail correct, je commence tout de suite à dealer, à voler, à
escroquer et puis à tuer, pourquoi pas ?"
Est-ce que le
fait de naître pauvre dans une société tournée vers le profit empêche
de réussir si l'on s'en donne vraiment la peine ? Est-ce que le fait de
naître pauvre dans une société tournée vers les émissions de
télé-réalité ineptes empêche d'emprunter des livres et de chercher à se
cultiver ? Est-ce que le fait de naître pauvre vous condamne à la
connerie et à la délinquance ?
Comment peut-on naître aussi dénué de sens moral et aussi du sens aigu de sa liberté spirituelle personnelle pour en arriver à de telles élucubrations ? Non, ce ne sont pas les iniquités (réelles) de la société qui enfoncent tant de personnes parmi ces jeunes : ils sont nés perdants. Quand on ne possède aucun respect de soi-même, on n'est que ça toute sa vie : un perdant, un mou, un faible.
28 mai 2006
Denisot déploie le tapis rouge.
Ce soir, je tombe sur Canal+ à Cannes. Sur
fond de tapis rouge et de luxe, une bande de petits malfrats mal rasés
et bouffis de suffisance s'avance (s'il ne s'agit pas de malfrats,
pourquoi s'en donner l'air ?): Djamel Debbouze avec le réalisateur du
film "Indigènes" et ... Sami Nacéry - que l'on tenait soigneusement par
le coude parce que, visiblement, on craignait soit qu'il s'affalât,
soit qu'il ne sortît une idiotie, voire qu'il n'attaquât un spectateur
ou Denisot lui-même.
Mais la
palme de la Stupidité et de la Complaisance revient à celui-ci qui
annonce : "Indigène, un film qui fera date dans l'Histoire du Cinéma et
dans l'Histoire ! Nous avions besoin de ce film ..."
Mais enfin,
faudra-t-il que la France tombe dans les bras d'un Le Pen pour qu'on en
finisse avec des mensonges aussi énormes, avec des contresens aussi
choquants, avec spectacles aussi honteux, aussi dégradants ?
Debbouze, l'ami de Nacéri, votera, je crois, pour Ségolène Royal : au moins, on vous aura prévenus ... :o(
Jack Lang ou l'Autruche qui voulait se faire dictateur.
Jack Lang, dont nul n'oubliera jamais la façon dont il s'est lavé les mains dans l'affaire du port du foulard en 1989,
Jack
Lang vient de proposer "un pacte" qui vise à interdire ni plus ni moins
"aux partis républicains" d'évoquer le problème de l'immigration.
Comme
le fait remarquer un lecteur de "Marianne", il faudrait déjà se mettre
d'accord sur les "partis républicains." La LCR par exemple est-elle un
parti républicain ? Et, si oui, pourquoi le FN ne le serait-il pas ?
Ensuite, ce n'est pas en faisant l'autruche et en interdisant de soigner la maladie qu'on va faire disparaître celle-ci.
Enfin,
après l'immigration, de quoi sera-t-il interdit de parler ? Du chômage
? De la précarité qui se fait endémique ? Des compromissions éternelles
des grands de ce monde dans des affaires qui ne sentent pas bon ? De
Dieu et des religions peut-être ?
Comme on le voit, le si tendance
M. Lang s'engage sans état d'âme sur une voie que ces amis de gauche
déclareraient "anti-républicaine" et "fasciste" si Sarko (ou Le Pen) la
proposait comme itinéraire des années futures dans notre pays.
Et dire que tous ces gens-là bombent le torse en se déclarant "descendants de Jean Jaurès" ! ...
23 mai 2006
Guy Drut amnistié.
Guy Drut vient d'être amnistié sur décision présidentielle. Décision légale, c'est un fait.
Mais cela ne fait qu'accroître le dégoût que nous ressentons tous envers cet Etat qui n'assume aucune de ses responsabilités envers le Peuple et ne s'occupe que de petites magouilles et de sinistres traffics.
Face à cela, comment s'étonner si Le Pen continue à engranger ?
Quant à Ségo la Démago, non, franchement, pas question que je vote pour cette dame qui, au contraire de Mitterrand en 1981, ne représente rien dans une opposition qui n'est plus rien.
21 mai 2006
Le P.S. et l'Education : toujours aussi conternant.
Voilà ce à quoi se borne le projet du
P.S. - sur lequel aurait planché un certain Bruno Julliard - sur
l'éducation de nos enfants et petits-enfants :
"Les propositions phares sont
la «scolarisation obligatoire à partir de 3 ans», «un service public de
l'accompagnement scolaire», un «collège unique pour tous», un «effort
budgétaire important en faveur des universités» et le «droit à la
formation toute la vie». (Le Figaro)"
La scolarisation obligatoire à partir de 3 ans, c'est déjà une idiotie qui va dans le sens de la démagogie - ou plutôt qui croit aller dans ce sens. A 3 ans, un enfant n'est pas près. Cet embrigadement forcé ne me paraît pas meilleur sur le fond que la loi d'étiquetage de Sarkozy.
Le "service public de l'accompagnement scolaire" ? Très bonne idée. Qui va débloquer les fonds ? Qui va titulariser les instituteurs qui attendent leur poste ? Et les surveillants ?
Le
collège unique pour tous, qui existe depuis Giscard, tout le monde a vu
les piteux résultats qu'il a donnés. Bien entendu, le P.S. ne parle pas
du "socle commun" où la Bible aurait droit à son étude ! Rien pour le
développement de l'apprentissage des langues, notamment du chinois,
rien non plus sur l'existence des fameuses classes CAMIF qui permettent
aux enseignants et aux notables de positionner leurs rejetons dans des
classes qui n'admettent pas l'échec scolaire : rien pour abolir ces
privilèges honteux instaurés avec l'accord des syndicats dans les
années 70 !
Quant à l'"effort important envers les universités", il est certes indispensable mais
si la gauche n'a rien fait en ce sens pendant les 14 années où elle
détint le pouvoir, pourquoi le ferait-elle aujourd'hui ? D'autant
qu'elle vise une fois de plus à ignorer la source d'une bonne scolarité
: le primaire et le collège.
Enfin, en
ce qui concerne les "stages de formation" des enseignants eux-mêmes,
bon, je ne veux pas être méchante mais tout de même, il faut bien dire
que certains passent leur vie scolaire à ça, sans que leurs élèves
aient de remplaçant attitré !
Bravo enfin à la formule "le droit à la formation toute la vie" qui ne sert, une fois de plus, qu'à masquer le spectre du Chômage !
Tous ces cycles de "formation" qui permettent de verser provisoirement
un bien maigre salaire aux "formés" et surtout à épurer tout aussi
provisoirement les listings des chômeurs !
Avec la Gauche au pouvoir en 2007, rien ne changera, bien au contraire. Ils n'ont oublié qu'une seule chose : c'est que le monde qui entoure leurs kadors, lui, a changé - et pas en bien.
