Le Canard Mal-Pensant

Le Blog de la Mal-Pensance Laïque et Résolument Incorrecte.

03 juillet 2007

La violence pro-taliban fait 9 morts et 140 blessés au Pakistan.

" Des heurts ont opposé mardi les forces de l'ordre pakistanaises et des étudiants d'une mosquée pro-taliban à Islamabad, provoquant la mort d'un soldat, d'un journaliste, de quatre étudiants et trois passants, blessant 140 personnes, ont annoncé des officiels.


Ces violences surviennent après des mois de tension à la Mosquée Rouge (Lal Masjid) qui avait défié l'autorité du président pakistanais Pervez Musharraf en enlevant plusieurs civils chinois et pakistanais lors d'une campagne de moralisation.

Des étudiants portant des masques à gaz et armés des Kalachnikovs ont échangé des tirs avec l'armée et la police pendant plus de quatre heures.

"La mort des neuf personnes a été confirmée ainsi que les 140 personnes blessées", a déclaré lors d'une conférence de presse le vice-ministre de l'Intérieur Zafar Warriach.

Les heurts ont commencé lorsque la police a lancé plusieurs salves de gaz lacrymogènes. Auparavant, des douzaines d'étudiants armés de bâtons et des jeunes étudiantes vêtues de la burqa s'en étaient pris à des policiers près de la mosquée s'emparant de quatre armes.

Alors que la population s'enfuyait vers deux des quartiers commerçants de la capitale, des étudiants, protégés par des barricades et par des sacs de sable, ont échangé des tirs avec les forces de l'ordre aux cris de "Djihad! Djihad!".

"Le sang de nos martyrs ne sera pas versé en vain. Nous sommes prêts pour des attaques suicide", a déclaré par haut-parleur un mollah.

Plus tard, les étudiants ont incendié notamment un bâtiment du Ministère de l'Environnement. Une forte explosion a été entendue, vraisemblablement en relation avec les incendies.

Les échanges de tirs se sont poursuivis dans l'après-midi.

Une unité d'élite paramilitaire a annoncé qu'un de ses soldats avait été tué plus tôt pendant les heurts.

Par ailleurs, un cameraman a été tué par des tirs lorsque l'armée a repoussé la foule.

Allié de poids des Etats-Unis dans leur "guerre contre la terreur", le président Musharraf doit faire face à une critique intérieure croissante devant son inaction face à la campagne lancée par la Mosquée Rouge pour instaurer la charia, la loi islamique.

La semaine dernière, Musharraf avait déclaré que des kamikazes liés à Al-Qaïda s'étaient réfugiés dans la mosquée. Mais il n'a pas réagi de peur de provoquer des morts parmi les milliers d'étudiants, dont la majorité est originaire de zones pro-taliban à la frontière avec l'Afghanistan.

Selon Abdul Rashid Ghazi, un des deux frères à la tête de la mosquée, les étudiants se sont vengés après les tirs des forces de l'ordre, alors qu'un accord avait été passé pour ne pas assiéger la mosquée.

Le mois dernier, des étudiants avaient brièvement enlevé des ressortissants chinois d'une clinique que les responsables de la mosquée considéraient comme une maison close.

En janvier, les étudiants islamistes s'en étaient pris à une bibliothèque publique pour enfants. (Sources : Y/A)"

cana50Le Commentaire du Canard Mal-Pensant :

... et la bibliothèque publique pour enfants, les pro-talibans l'ont sans doute prise pour un club échangiste ? ...

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01 juillet 2007

Al Qaïda frappe la Grande-Bretagne.

"La Grande-Bretagne a été placée en état d'alerte maximale face au risque terroriste à la suite de l'attentat à la voiture piégée déjoué à Londres et de l'attaque menée samedi contre l'aéroport de Glasgow, deux événements que les enquêteurs relient entre eux.

"Je veux que l'ensemble des Britanniques soient vigilants et je veux qu'ils soutiennent la police et toutes les autorités (...) Je sais que le peuple britannique fera face uni, déterminé, et fort", a déclaré le Premier ministre Gordon Brown qui a réuni samedi pour le deuxième jour consécutif son conseil de sécurité, ou Cobra.

Quatre jours après son entrée en fonctions au 10, Downing Street, Brown est confronté à une situation de tension extrême.

Trente-six heures après la découverte de la première des deux voitures piégées dans le centre de Londres, deux hommes ont précipité samedi après-midi leur voiture, un 4x4, contre une porte d'un terminal de l'aéroport de Glasgow.

Selon un témoin, le véhicule s'est écrasé contre le mur. Ses deux occupants en sont sortis et ont pris deux jerricans d'essence dont ils se sont ensuite servis pour asperger la voiture avant qu'elle ne s'enflamme.

Les deux hommes ont été interpellés, dont l'un a été transporté à l'hôpital dans un état critique. Selon le chef de la police de la région de Glasgow, cet individu, qui souffre de graves brûlures, avait un "engin suspect" caché sur son corps.

L'établissement a été évacué le temps que cet engin soit placé dans un endroit sûr et plusieurs médias ont alors évoqué la possibilité d'une ceinture d'explosifs. Mais la police de Strathclyde a précisé dans la nuit qu'il ne s'agirait pas d'un "engin explosif improvisé".

Deux autres suspects ont été arrêtés dans le nord de l'Angleterre par la police antiterroriste.

"Je peux confirmer que nous pensons que l'incident à l'aéroport de Glasgow est lié aux événements d'hier à Londres", a déclaré le chef de la police de Strathclyde, Willie Rae. "Il y a clairement des similarités et nous pouvons confirmer que (l'incident) est traité comme un acte terroriste."

Dans l'enquête sur les deux voitures piégées découvertes vendredi dans le centre de Londres, les services de renseignement jugent de plus en plus sérieuse la piste menant à des activistes utilisant les mêmes méthodes qu'Al Qaïda.

"Le sentiment que ce projet est d'inspiration islamiste (...) se renforce progressivement", a déclaré un responsable sous couvert de l'anonymat.

Les enquêteurs passent au crible des centaines d'heures de bandes enregistrées par des caméras de vidéo-surveillance afin d'identifier les personnes qui ont garé les Mercedes piégées dans le quartier de Haymarket Street, en plein centre touristique de Londres.

La chaîne de télévision américaine ABC a rapporté qu'une image "tout à fait claire" d'un suspect avait été d'ores et déjà identifiée, mais Scotland Yard n'a pas confirmé cette information.

Le dispositif de sécurité dans la capitale a été renforcé en vue des importants événements qui auront lieu à Londres ces prochains jours.

Après la Gay Pride particulièrement encadrée de samedi après-midi, la poursuite des Internationaux de Grande-Bretagne de Wimbledon, le concert de charité en l'honneur de feue la princesse Diana programmé ce dimanche puis le départ du Tour de France cycliste et le concert Live Earth pour l'environnement devraient être étroitement surveillés.

"Que nul ne s'y trompe, les attentats à la bombe de cette fin de semaine signalent une escalade majeure dans la guerre que nous livrent les terroristes islamistes", écrit le conseiller du Premier ministre britannique chargé de la lutte contre le terrorisme dans un article publié dimanche dans le News of the World.

"Al Qaïda a importé les tactiques de Bagdad et Bali dans nos rues, et cela va empirer avant que nous reprenions le dessus", poursuit John Stevens. "Qu'ils soient passés à des attentats à la voiture piégée est le signe du nouveau degré de maturité et de sophistication atteint par Al Qaïda en Grande-Bretagne." (Sources : Y/A)"

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22 juin 2007

Quelques rappels sur l'affaire Salman Rushdie.

"De tous côtés s'élèvent des protestations contre l'anoblissement de Salman Rushdie à l'occasion du 81e anniversaire de la reine d'Angleterre. Ces critiques accusent l'écrivain britannique d'insulter l'islam et les musulmans du monde entier.

Sans faire une revue de presse complète, on apprend qu'un ministre pakistanais lance qu'un tel acte justifiait les attentats-suicides. "Cet acte insultant, suspect et déplacé du gouvernement britannique est un exemple évident de lutte contre l'Islam", a-t-on déclaré à l'ambassadeur britannique convoqué au ministère iranien des Affaires étrangères.

Les journaux ne sont pas en reste. Le quotidien The News, juge que "la décision de la Grande-Bretagne (...) est l'une de ces folies inexplicables destinée, semble-t-il, à rassembler les forces de l'extrémisme dans ce monde dangereusement instable". Toujours au Pakistan The Nation parle de "singeries antimusulmanes" et le journal Nawa-i-Waqt pense qu'il s'agit d'une conspiration de l'Occident pour diffamer les musulmans.

Les populations civiles ont emboîté le pas. Des islamistes pakistanais ont brûlé des effigies d'Elisabeth II et de Rushdie en hurlant "Mort à Rushdie, mort à la Grande-Bretagne, mort à la reine !". Plus grave, aujourd'hui dans le Figaro, lord Nazir Ahmed, premier musulman ennolbi, s'oppose à cet ennoblissement :

"Tout comme l'historien britannique David Irving, pourtant condamné en Autriche à la prison pour négation de l'Holocauste. Quand des propos racistes à l'égard d'une candidate indienne de l'émission « Big Brother » provoquent des manifestations violentes à New Delhi, personne n'a rien dit. Il ne peut y avoir deux poids deux mesures."

Comment prendre de telles réactions ? Tout d'abord, Que reproche-t-on exactement au romancier ? La plupart du temps reviennent les mots "insultant" et "blasphématoire". Dans les Versets sataniques, l'écrivain d'origine pakistanaise et élevé dans l'islam, base son histoire sur une anecdote relevée par l'ancien commentateur persan al-Tabari. Il s'agit de la Sourate de l'Etoiel (LIII, 17-23) où Mohammed aurait accepté (sans s'en rendre compte) une révélation de Satan, qui s'était substitué à l'ange Gabriel. Il aurait alors déclaré publiquement que l'intercession de certaines déesses préislamiques était souhaitable. Finalement le lendemain, réprimandé par l'ange Gabriel, il réctifie la sourate pour donner la version actuelle.

 

Finalement, où est le mal ? Qu'est-ce qui justifie, de la part d'un ministre, un appel au meurtre ? Avant de répondre, il faut rappeler un point souligné par les trop rares philologues qui étudient le Coran, notamment Manfred Knopp car il s'agit bien ici d'un problème de philologie : il n'existe aucune édition historico-critique du Coran, alors que c'est le cas de la plupart des textes anciens, y compris pour les autres religions abrahamiques. L'arabe des premières versions écrites de la fin du VIIe siècle ne possède ni voyelles, ni points diacritiques. Les ambiguïtés sont nombreuses.

Or toutes les éditions actuelles du Coran s'appuient sur un texte canonique de l'édition de Hazar publiée pour la première fois dans les années 1920. Nous ne connaissons absolument pas les motifs des choix "philologiques" alors opérés. Lorsqu'à la fin du XXe siècle on découvre les manuscrits de Sana'a les autorités yéménites mettent très rapidement un terme à des recherches qui auraient pu remettre en question la validité de cette édition.

Pour faire un parallèle, la très sèche et austère Histoire du Coran écrite par Theodor Nödelke en 1859, lorsqu'elle a été publiée en arabe à Beyrouth en 2005, a été bannie par une fatwa du Dar Alifta parce qu'elle était insultante et offensante pour l'islam. Salman Rushdie doit se sentir moins seul.

Nous sommes donc contraints de constater que certaines personnes, y compris des nobles britanniques et des ministres pakistanais, considèrent que faire un travail qui remet en question, serait-ce sur un point de détail, le caractère absolu d'un texte vieux de 1300 ans, dont les preuves d'une élaboration humaine transpirent de toutes parts, est insultant (pour ne pas dire blasphématoire) au point de mériter la mort.

Dans ce cadre les paroles de lord Nazir Ahmed, qui compare une oeuvre romanesque basée sur une anodine critique textuelle avec le négationnisme, prennent tout leur sens totalitaire. Il s'agit par ces amalgames hâtifs et extrêmes de démonter d'emblée toute vélléité d'appliquer une lecture historico-critique au texte au Coran. Dès lors, il pratique lui aussi une forme de négationnisme.

La foi de chacun et le respect de cette foi entrent-ils en contradiction avec la publication de romans ou de travaux scientifiques critiques envers un texte considéré par certains comme révélé. La foi d'autres hommes en l'inexistance d'une révélation, qu'elle soit portée par Moïse, Jésus, Mohammed ou Joseph Smith Sr n'est-elle pas insultée par les tentatives de s'opposer à la publication de tels écrits ? (Sources : Agoravox - Hervé Hutzinger)"

cana50Le Commentaire du Canard Mal-Pensant :

Je ne retiendrai qu'une chose : si vraiment - et les réactions à l'ennoblissement de Rushdie le prouvent amplement - " ... certaines personnes, y compris des nobles britanniques et des ministres pakistanais, considèrent que faire un travail qui remet en question, serait-ce sur un point de détail, le caractère absolu d'un texte vieux de 1300 ans, dont les preuves d'une élaboration humaine transpirent de toutes parts, est insultant (pour ne pas dire blasphématoire) au point de mériter la mort", c'est que ces personnes-là sont des arriérées. Il n'y a là ni insulte, ni dénigrement d'une ethnie ou d'une religion, quelle qu'elle puisse être : rien qu'une constatation qui fait froid dans le dos.

En toute chose, il faut conserver son humour et son esprit critique. Cela évite bien des malheurs ...

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20 juin 2007

Intolérable chantage islamiste à Islamabad et Téhéran.

Mon cher Canard,

On s'y attendait mais il faut le lire pour le croire : il y a encore des attardés sur cette terre qui prônent la mort pour les blasphémateurs. Ca se passe à Islamabad et à Téhéran - une fois de plus :

"Des centaines de manifestants dans le centre du Pakistan ont chanté mercredi des slogans hostiles à la Grande-Bretagne l'accusant d'avoir "provoqué" les musulmans en anoblissant l'écrivain Salman Rushdie. Plus de 150 commerçants de la ville de Multan ont brûlé un drapeau britannique en signe de colère après l'octroi samedi par la reine d'Angleterre du titre de chevalier à l'auteur des "Versets sataniques", le livre "blasphématoire" d'un homme "détesté", ont raconté des témoins.

"La Grande-Bretagne a tenté de déclencher une controverse sur l'auteur maudit Rushdie", a accusé l'un des commerçants, Akhtar Butt. "C'est une tentative délibérée de provoquer les musulmans", a-t-il affirmé.

Les tensions diplomatiques sont montées d'un cran entre d'un côté le Pakistan et l'Iran et de l'autre la Grande-Bretagne à propos de "l'affaire Rushdie". Islamabad et Téhéran ont convoqué mardi les ambassadeurs britanniques et Londres a exprimé sa "profonde inquiétude" après des propos incendiaires d'un ministre pakistanais. Depuis trois jours, des islamistes au Pakistan brûlent des effigies de la reine Elizabeth II et de Rushdie et hurlent "Mort à Rushdie, mort à là Grande-Bretagne, mort à la reine!".

Mercredi, à Multan, plus de 100 étudiants d'écoles religieuses ont encore incendié une effigie de l'écrivain. "La distinction accordée à Rushdie est une insulte pour ceux qui l'ont reçue dans le passé", a jugé Hidayatullah Pasroori, dirigeant local du parti modéré musulman Jamiat Ulema Pakistan. Une formation plus radicale, le Jamiat Ulema Islam, a manifesté à Multan, condamnant "le gouvernement britannique pour avoir distingué un blasphémateur". A Londres, un porte-parole du Foreign Office avait indiqué lundi que l'ambassadeur Brinkley avait "clairement exprimé" au ministère pakistanais des Affaires étrangères "la profonde inquiétude du gouvernement au sujet de ce que le ministre des Affaires religieuses aurait dit". "Le gouvernement britannique est très clair: rien ne peut justifier des attentats suicide", a ajouté le Foreign Office.

A Lahore, dans l'est du Pakistan, 150 extrémistes surexcités ont brûlé des effigies de la reine et de l'écrivain et ont réclamé que Rushdie soit traduit devant un tribunal islamique. "La peine pour un blasphémateur est la mort!", a crié à la foule un dirigeant islamiste, Shahid Gilani. "Nous avons décidé d'appeler tous les chiens 'Sir'", a-t-il ajouté. Une centaine d'autres ont hurlé "Mort à Rushdie, mort à la Grande-Bretagne, mort à la reine!", brûlant le drapeau britannique à Karachi, dans le sud. Dans la matinée, le Sénat du Pakistan a "exigé le retrait du titre de chevalier" conféré à Salman Rushdie, dans une résolution votée à l'unanimité, comme l'avait fait la veille l'Assemblée nationale, pour offense à l'islam. Salman Rushdie, d'origine indienne, a passé des années dans la clandestinité après avoir été "condamné à mort" par une fatwa lancée en 1989 par le fondateur de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Rouhollah Khomeiny, à cause des "Versets sataniques".

Comment, après cela, soutenir encore que ces gens-là ne sont pas en guerre contre les valeurs occidentales ? ...

cana50Le Commentaire du Canard-Mal-Pensant :

(Chut ! Il faut pas le dire !)

Bon, peut-être que nos amis islamabadiens et téhéraniens devraient faire un effort pour cesser de se croire le nombril du monde. La modestie est toujours très prisée par Dieu, non ? (Enfin, c'est ce qu'on m'apprenait, quand j'étais un tout jeune caneton à peine sorti de mon oeuf ...)

Et puis, il faudrait aussi qu'ils comprennent qu'on est en 2007 et qu'on ne doit plus tuer les gens (en les lapidant, par exemple) s'ils ont envie de jurer, de sacrer et de blasphémer. Je ne prêche pas pour ma chapelle, notez : j'aime pas les gros mots. Mais on est au XXIème siècle, on n'est plus au Moyen-Age !

Ah ! oui ! Une dernière remarque : quand est-ce qu'ils vont enfin séparer la religion et l'Etat ? Qu'ils essaient donc un peu : ils verront comme c'est cool ! ... Et ils cesseront enfin de se faire manipuler par leurs dirigeants ... (Et puis, Rushdie, je l'ai lu et franchement, ça me botte : il n'y a vraiment pas de quoi en faire un fromage sauf si l'on s'imagine encore que les fromages sont faits directos par le Créateur Machin-chouette, quoi ...)

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19 juin 2007

Le Pakistan tente de faire pression sur Elisabeth II.

Et pourquoi ? Parce que la reine d'Angleterre a décidé d'ennoblir Salman Rushdie :

Citation (Yahoo/Actu) :


" L'écrivain d'origine indienne Salman Rushdie porte désormais le titre de "Sir", au grand dam d'Islamabad

L'auteur fut en effet très critiqué par les islamistes pour son livre "Les Versets sataniques", jugé blasphématoire pour l'Islam. Tanim Aslam, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, a affirmé hier qu'elle "déplorait la décision de Londres d'anoblir Salman Rushdie". Londres a défendu la décision de la reine Elizabeth II. Selon l'ambassade de Grande-Bretagne à Islamabad, "l'honneur fait à Salman Rushdie est amplement mérité." Salman Rushdie a passé des années dans la clandestinité. En 1989 il a été menacé par une fatwa lancée par le fondateur de la République islamique d'Iran qui l'avait alors condamné à mort à cause de ses "Versets sataniques".

Espérons que la Reine tiendra bon ! Mais en quoi une décision britannique qui ne regarde que l'Angleterre devrait-elle être remise en question parce qu'une poignée de fanatiques religieux a des vapeurs ? ... Plutôt que de s'intéresser à l'ennoblissement de Salman Rushdie, qu'ils balaient donc devant leur porte les recommandations zoophiles de celui qui lança la fatwa contre Rushdie, à savoir Khomeiny !

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12 mai 2007

Eric Damfreville libéré.



Il n'a pas été maltraité par les Talibans ...

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29 avril 2007

La laïcité menacée en Turquie.

"Issu de la mouvance islamiste, Abdullah Gül, ministre turc des Affaires étrangères, n'entend pas retirer sa candidature à l'élection présidentielle, malgré les pressions de l'armée et une nouvelle manifestation monstre de partisans de la laïcité dimanche à Istanbul.

"Le processus (d'élection d'un président) a débuté et va se poursuivre (...). Il n'est pas question que ma candidature soit retirée", a-t-il dit à des journalistes à la télévision.

Après un premier tour de scrutin vendredi au Parlement, qui n'a pas permis de désigner le nouveau chef de l'Etat à cause du boycottage des députés de l'opposition, un deuxième vote sera, en principe, organisé mercredi.

Dans la cité du Bosphore, un million de personnes, selon des témoins, se sont rassemblées dimanche sur la place Caglayan pour dire leur crainte que l'élection du candidat de l'AKP, qui dispose de la majorité à l'assemblée, ne marque le début de la fin pour la Turquie moderne voulue par Mustafa Kemal.

Agitant des drapeaux turcs et des affiches portant des slogans anti-gouvernementaux, les manifestants ont de nouveau réclamé que l'AKP (Parti pour la justice et le développement) renonce à faire de Gül le chef de l'Etat.

"La Turquie est laïque et le restera", a scandé le cortège qui a défilé dans les rues de la première ville du pays. "Tous unis contre la loi de la charia", ont répété les manifestants, en faisant référence à la loi coranique qu'ils refusent de voir imposer un jour en Turquie.

"Nous sommes ici pour protéger la République. Nous ne faisons pas confiance à ce gouvernement, nous savons d'où il vient. Ils veulent mettre en place une République islamique", a déclaré Irfan Kadim, un cadre de 35 ans.

"Nous sommes un pays musulman mais nous ne voulons pas vivre comme en Iran, a expliqué Ipek Hamzaoglu, un étudiant de 18 ans.

Vendredi, les militaires turcs, qui ont mené quatre coups d'Etat en cinquante ans et se considèrent comme les garants des institutions laïques, ont également fait part de leur "inquiétude", dans un communiqué en forme de mise en garde.

Le Premier ministre Tayyip Erdogan, qui a finalement renoncé à se présenter à la présidence, et son poulain Gül démentent, eux, vouloir faire de la Turquie un Etat islamiste.

Ils rappellent qu'ils sont au pouvoir depuis près de cinq ans, période marquée par une forte croissance économique, et qu'ils ont engagé les discussions en vue de l'adhésion du pays à l'Union européenne, signe de leur volonté d'ouverture.

Le gouvernement, appuyé par l'UE, a appelé les militaires à ne pas se mêler de politique.

La manifestation d'Istanbul rappelle celle qui a rassemblé il y a deux semaines à Ankara plus de 400.000 personnes qui dénonçaient les velléités d'Erdogan de briguer la magistrature suprême.

Le Parti républicain du peuple (CHP), principale formation laïque d'opposition, a saisi la Cour constitutionnelle pour obtenir l'invalidation du premier tour de scrutin vendredi dernier. Cette demande sera examinée lundi mais on ignore si la décision sera rendue le même jour.

Si la Cour donne raison au CHP, Erdogan devra convoquer des élections législatives anticipées dans un délai de 90 jours. Le chef de l'Etat sortant, le laïque Ahmet Necdet Sezer, conserverait ses fonctions à titre provisoire dans l'attente de l'élection de son successeur par la nouvelle assemblée.

Dimanche, la plus grande organisation patronale turque, Tusiad, s'est prononcée pour des élections anticipées. "Pour préserver les principes inséparables de la démocratie et de la laïcité, des élections législatives anticipées sont indispensables", a déclaré la centrale patronale dans un communiqué cité par les chaînes de télévision.

Si, en revanche, la Cour donne raison au gouvernement, Gül devrait l'emporter au troisième tour, fixé au 9 mai, car alors, il n'aura besoin que de la majorité simple, soit 276 voix, ce que l'AKP peut obtenir sans aucun problème. (Sources : Y/A)"

Souhaitons, pour le peuple turque, que Gül soit mis en échec. En tous cas, cela fait chaud au coeur de voir un peuple de confession musulmane se réclamer aussi fort du principe de la laïcité.

 

 

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12 avril 2007

Al-Qaïda triomphe en Algérie.

Mais s'en étonnera-t-on après les efforts déployés par Bouteflika-la-Limace pour blanchir les terroristes qui ont massacré le peuple algérien - et pour ré-arabiser de force l'Algérie ?

Citation :

Les deux attentats à l'explosif perpétrés mercredi à Alger ont été revendiqués par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb. Selon différentes sources, le bilan provisoire porte sur 24 à 30 morts et quelque 220 blessés.

Au moins vingt-quatre personnes ont été tuées et 222 blessées dans les deux attentats-suicides qui ont frappé mercredi matin la capitale algérienne, selon un bilan encore provisoire. Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), organisation terroriste algérienne devenue la branche d'Al-Qaïda au Maghreb a revendiqué les attentats dans un appel téléphonique passé à la télévision arabe Al-Jazira.

Des voitures piégées conduites par des kamikazes ont frappé le Palais du gouvernement, où sont logés les bureaux du Premier ministre Abdelaziz Belkhadem, dans le centre de la capitale, et le commissariat de police de Bab Ezzouar, situé dans la banlieue est d'Alger, près de l'aéroport international. Cette dernière explosion a entièrement détruit un poste électrique de la compagnie publique de l'Electricité et du Gaz (Sonelagaz).

Le chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhamed, a réagi à la radio nationale en qualifiant de "criminels et lâches" les deux attentats qui ont eu lieu quasi-simultanément dans la matinée. La communauté internationale a également condamné les attaques terroristes algériennes, survenues le lendemain de la mort de quatre terroristes à Casablanca (Maroc), dont trois se sont fait exploser alors qu'ils étaient traqués par la police, faisant moins d'une dizaine de blessés.

Les Etats-Unis ont dénoncé ces "atrocités" et ces "actes épouvantables qui ont tué sans discrimination des membres de force de sécurité et des civils" à Alger. La Maison Blanche a assuré le gouvernement algérien de sa coopération pour retrouver les auteurs des attentats. De son côté, l'Union européenne a condamné des "actes odieux et lâches", "qui ne mènent à rien". Le président de la république française, Jacques Chirac, a pour sa part exprimé sa "plus profonde solidarité" dans la lutte du gouvernement algérien contre le terrorisme.

Le regain des attaques terroristes au Maghreb inquiète les pays européens qui estiment pouvoir être les prochaines cibles d'Al-Qaïda. L'ancien ministre de l'Intérieur français, Nicolas Sarkozy, a estimé ce jeudi que la France était sous "la menace réelle" d'actions terroristes, tout en indiquant que cette menace "n'était pas aujourd'hui plus importante qu'hier". De même, selon le juge d'instruction espagnol Baltasar Garzon, l'Espagne courrait un risque important de subir un attentat islamiste. Madrid est déjà en état d'alerte maximale en raison de la tenue depuis le 15 février du procès des auteurs présumés des attentats du 11 mars 2005.

Le risque terroriste devrait peser sur la confiance des investisseurs. Les attentats perpétrés à Alger et à Casablanca pourraient affecter les économies de la région, selon une étude de la société d'analyse économique Asterès. L'insécurité dûe au terrorisme entraînerait un recul de la confiance des agents économiques, et notamment des investisseurs étrangers qui soutiennent en grande partie l'activité économique des pays de l'Afrique du Nord. L'accroissement des dépenses militaires pourrait augmenter les déficits publics et entraîner à terme des tensions sur les taux d'intérêt. Au risque de freiner le passage de ces économies émergentes au statut d'économies développées. (Sources : Y/A)

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27 mars 2007

Charlie-Hebdo ne se voilera pas.

Je devais placer cet article depuis plus d'une semaine mais j'ai été dé-bor-dée. Tant pis : il trouvera sa place aujourd'hui.

 

Citation:
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé le directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, qui était poursuivi pour "injures raciales" après la publication en 2006 de trois caricatures du prophète Mahomet.

Les juges ont suivi le parquet qui avait requis cette relaxe lors de l'audience, en février. Charlie Hebdo avait alors reçu le soutien de nombreuses personnalités, dont François Bayrou, François Hollande et Nicolas Sarkozy.

L'Union des organisations islamiques de France (Uoif), un des trois plaignants, a annoncé son intention de faire appel. L'affaire sera donc rejugée dans un délai d'environ un an.

La Grande mosquée de Paris a en revanche dit qu'elle ne ferait pas appel. La Ligue islamique mondiale, troisième plaignant, ne s'est pas prononcée.

"Je suis content, pas uniquement pour Charlie, mais pour nous tous. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui croient à la liberté d'expression et pour les musulmans laïcs et républicains", a dit Philippe Val.

Sur les trois dessins en question, deux ne visent pas l'ensemble des musulmans mais les intégristes et ils sont donc totalement légaux, sans ambiguïté, a dit le tribunal.

Le premier, initialement publié au Danemark en 2005 par le journal Jyllands-Posten, montrait Mahomet accueillant des kamikazes au paradis et déclarant : "Stop, on est à court de vierges".

Le deuxième, oeuvre du dessinateur Cabu et publié en couverture de Charlie Hebdo, montrait, avec un titre "Mahomet débordé par les intégristes", le prophète qui se voile les yeux et dit : "C'est dur d'être aimé par des cons".

En revanche, le troisième dessin visé, également repris de Jyllands-Posten et qui montre Mahomet portant une bombe dans son turban, est "en soi et pris isolément, de nature à outrager l'ensemble des adeptes de la foi musulmane", ajoutent les juges.

Selon eux, sa publication doit cependant être replacée dans le contexte général de l'édition de Charlie Hebdo, qui traitait de l'intégrisme et des problèmes de la liberté d'expression posés par les violences ayant agité l'ensemble du monde musulman après la publication des caricatures au Danemark.

"(Le dessin) ne peut qu'être regardé comme participant à la réflexion dans le cadre d'un débat d'idées sur les dérives de certains tenants d'un islam intégriste ayant donné lieu à des débats violents", écrit le tribunal.

"Les limites admissibles de la liberté d'expression n'ont pas été dépassées, les dessins litigieux participant au débat public d'intérêt général", conclut-il.
(Sources : Y/A)



Mais demeurons vigilants car, outre l'appel de l'UOIF - les amis de Dieudonné - et le silence de la Ligue mondiale islamique :


Citation:
Me Francis Szpiner et Christophe Bigot, avocats de la Grande mosquée de Paris, se sont dit satisfaits de la partie du jugement concernant ce troisième dessin. "Le tribunal partage une partie de notre analyse", a dit Me Szpiner. "Ce jugement pose des jalons pour l'avenir", a ajouté Me Bigot.

M° Bigot, le bien-nommé ... Nyarknyarknyark

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27 octobre 2006

Le Grand Mufti d'Australie incite au Viol.

Rien de moins en effet :

Le mufti d'Australie ne prononcera pas de prêche pendant deux ou trois mois après ses propos comparant les femmes légèrement vêtues à de la "viande à l'air" qui ont soulevé un tollé national.

La décision a été prise lors d'une réunion en urgence des responsables musulmans d'Australie, vendredi, après que plusieurs voix officielles se furent élevées la veille pour exiger l'expulsion du mufti.

Lors d'un message aux fidèles prononcé lors du ramadan, Cheikh Taj Aldin al-Hilali, plus haut dignitaire musulman du pays, avait comparé les femmes légèrement vêtues à de la "viande à l'air" incitant au viol. "Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger... qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l'air?", avait-il lancé.

Le Premier ministre, John Howard, a qualifié jeudi les propos du mufti "d'atterrants et répréhensibles" tout en exhortant les dirigeants musulmans à réagir rapidement pour éviter que cette affaire ne dégrade l'image d'une communauté forte de 300.000 personnes.

La responsable de la Commission gouvernementale de lutte contre la discrimination, Pru Goward, avait appelé à démettre le religieux de ses fonctions et à l'expulser du territoire. Sous la pression, Cheikh Taj Aldin al-Hilali a présenté des excuses jeudi tout en affirmant que le journal avait occulté une partie de ses déclarations.

On admirera le respect de la femme - et de l'être humain - qui est celui du Grand Mufti d'Australie. De pareils propos mériteraient tout bonnement une comparution en justice, un emprisonnement et une expulsion en bonne et due forme.

On notera que Dalil Boubakeur n'a pas soufflé mot pour nous confier son indignation ...

Posté par MDV_ à 11:32 - Intégrisme arabo-musulman. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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