17 janvier 2007
Le Mufti-Maillot.
Vous vous rappelez le grand mufti de Sydney tonnant
en mosquée contre les "bouts de viande" (= les femmes) qui traînent sur
les plages, au soleil ?
Dans le même ordre d'idées, Le
Canard Mal-Pensant a l'immense plaisir de vous faire connaître le
"burkini" - ou Mufti-Maillot - qu'une musulmane australienne a créé
afin - je cite - que "les musulmanes désireuses de vivre leur foi en
accord avec leur coeur puissent bénéficier des joies de la plage" :
Vous noterez que, bien que cette jeune musulmane ait choisi le noir, couleur éminemment pratique au soleil, d'autres couleurs (à droite) ont été prévues par la créatrice de ce "burkini" (= contraction de "burqa" et "bikini", si, si !), à gauche de la photo.
Pour que vous puissiez vous faire une idée vraiment exacte du pratique et du seyant de la chose, je vous rajoute ceci :
Un
burkini (avec un voile en prime) en cadeau à la personne qui
parviendra, après de telles photographies, à nous convaincre, ici, au
Canard, que les religieux comme le grand Mufti de Sydney et ceux qui
pensent comme lui ne sont pas dangereux pour la santé mentale de
l'Humanité. ;o)
26 octobre 2006
Les Associations musulmanes danoises déboutées.
Du "Monde" :
L'affaire avait fait grand bruit. En septembre 2005, le quotidien danois Jyllands-Posten publiait douze caricatures controversées du prophète Mahomet. L'une d'elles, notamment, montrait le Prophète coiffé d'un turban en forme de bombe et à la mèche allumée. D'autres journaux dans le monde les avait alors reproduites, et très rapidement cette histoire avait embrasé le monde musulman.
|
La décision qu'a
rendue, jeudi 26 octobre, un tribunal danois donne, plus d'un an après,
raison au journal. En effet, le juge du tribunal d'Aarhus, dans le
centre du Danemark, a acquitté les responsables du Jyllands-Posten,
estimant que ces dessins n'étaient pas offensants ou n'avaient pas pour
but d'être dégradants à l'égard des musulmans, selon les attendus de la
cour. "Même si le texte accompagnant ces dessins peut être lu comme
un appel au mépris et à la dérision, les caricatures n'ont pas de
caractère offensant", a indiqué le tribunal.
Sept associations musulmanes au Danemark avaient intenté, en mars, un procès pour injures contre le rédacteur en chef du quotidien, Carsten Juste, et contre le responsable des pages culturelles du journal, Flemming Rose, pour avoir publié un texte et des dessins qu'elles estimaient "offensants et injurieux" contre le Prophète. Les plaignants considéraient que ces dessins portaient "atteinte à leur honneur de croyants, car ils représentent le Prophète comme belliqueux et criminel, et établissent un lien clair entre Mahomet, la guerre et le terrorisme". Jeudi, le porte-parole des plaignants, Kasem Said Ahmad, a rappelé que le but de ce procès était, "en faisant condamner le Jyllands-Posten, de gagner une compréhension à [la] cause [des musulmans] dans la société", estimant qu'"on doit tenir compte de nos sentiments et de nos icônes religieuses".
Très déçu par ce verdict, M. Ahmad a déclaré que "le tribunal a donné le droit au Jyllands-Posten de porter atteinte aux musulmans et à leurs sentiments, et de [les] lier au terrorisme". Il a souligné que les associations allaient faire appel de ce jugement. "Nous allons exploiter toutes les possibilités que nous avons dans un Etat de droit pour casser ce jugement", a-t-il indiqué, cité par l'agence Ritzau. Il s'attend à ce que cet acquittement crée des "troubles" parmi les musulmans au Danemark et à l'étranger, non sous forme de manifestations, mais en "brouillant l'esprit des gens".
Ce jugement en faveur du Jyllands-Posten intervient après deux rejets du procureur régional et du procureur du royaume de plaintes d'associations musulmanes contre ce journal pour avoir enfreint, selon les plaignants, la loi sur le blasphème et le racisme.
L'histoire des caricatures de Mahomet avait enflammé début 2006 le monde musulman. Au Pakistan, en Iran, en Indonésie, en Libye ou encore au Nigeria, des manifestants avaient brûlé des drapeaux du royaume, proféré des menaces à l'encontre des Danois et dans certains cas, s'en étaient violemment pris aux représentations diplomatiques danoises. Plusieurs dizaines de manifestants avaient trouvé la mort dans ces rassemblements de rue.
Ce qu'il ne faut pas lire, tout de même : c'est nous qui lierions le Prophète au terrorisme islamique, paraît-il. Et les assassins du World Trate Center, et Ben Laden, et tous les groupuscules qui sèment la terreur en Irak et ailleurs, ils ne le font pas au nom de Mahomet, peut-être ?
Enfin, ils ont été déboutés, c'est déjà ça. ;o)
03 juin 2006
Fairelejour.org
Fairelejour.org, un site laïc de qualité que l'on vient tout juste de me faire découvrir (merci, Chicotte ! ;) ) mais mieux vaut tard que jamais. C'est ici :
Lisez tout particulièrement, sur les femmes et les jeunes enfants vitriolés au Bengladesh :
et ceci, qu'il ne faut pas hésiter à dire et à répéter, sur un mot qui ne veut rien dire mais qui a permis à Ramadan et ses séides de nous forger "islamophobie" :
16 mai 2006
Laïcité encore vivante en Turquie. Mais pour combien de temps ?
Après l'assassinat d'un juge par un avocat proche d'organismes islamistes à Ankara, la Turquie, se souvenant enfin de son "père", Mustapha Kemal, est descendue dans la rue pour défendre les valeurs de la Laïcité et crier : "Maudite soit la charia !"
Cette réaction montre que, en dépit des plus sombres pronostics répandus par les extrêmistes religieux de tous poils (en terre d'islam comme en Occident), l'idée même de la Laïcité est parvenue à s'implanter durablement dans un pays musulman.
Si cela s'est fait une fois, il n'y a pas de raison pour que cela ne se reproduise pas.
Certes, la Turquie a encore beaucoup de chemin à parcourir, évidemment sur le plan des droits de l'Homme et de la Femme. Mais notre République ne s'est pas faite non plus en un jour.
Pour les laïcs du monde entier, croyants ou non et quelle que soit leur religion originelle, la spontanéité avec laquelle les Turcs sont descendus dans la rue pour défendre ce qui est pour eux un droit aussi naturel qu'il doit le rester pour nous, Français et Occidentaux, est de bon augure. C'est une bouffée d'oxygène dans la tension qui ne cesse de s'amplifier depuis le 11 septembre 2001 entre l'Occident et l'Orient.
Le 18 mai 2006 est une date à retenir car elle prouve que, malgré l'injustice du conflit israélo-palestinien, malgré les Ben Laden & les Bush, malgré les Dieudonné et les Tariq Ramadan, un grand pays musulman est bel et bien parvenu, sans renier sa culture personnelle - fort riche, au demeurant - à pousser une racine dans le terreau d'une Laïcité qui lui fut, au départ, aussi imposée qu'elle le fut chez nous.
Et ce n'est que le début.
Merci en tous cas au peuple turc pour avoir osé, en cette triste époque et en des circonstances aussi épineuses (le premier ministre turc professe un islam extrêmiste), adresser un tel salut à tous les défenseurs de la Laïcité. Pour ce faire, il ne fallait pas seulement éprouver de la colère et de la révolte devant un acte ignoble : il fallait aussi faire montre de courage.
09 mai 2006
Pour la défense de l'Ecole laïque.
Un site à visiter, une lettre à signer éventuellement :
Jeunes Laïques
Il paraît que le "socle commun des connaissances" contiendrait "un aperçu de la Bible" et d'"autres patrimoines de l'Humanité."
La Bible, patrimoine de l'Humanité ! Patrimoine
maudit alors puisque c'est du judaïsme que sont nés le christianisme et
l'islam et que ces trois religions ont accompli les ravages que l'on
sait et que l'on peut toujours constater.
S'il faut étudier la Bible, c'est
pour en démonter la reprise qui y est faite de mythes aussi vieux que
celui du Déluge et aussi la haine qui s'y étale à chaque page envers
les mythes antérieurs, notamment celui de la Grande Déesse.
Non pour admirer des récits dont certains ne sont pas dénués de poésie mais qui ne sont, en fait, qu'un ramassis de légendes et
plus encore l'apologie honteuse d'un dieu patriarcal qui s'affirme
lui-même comme "le dieu des Armées" et "un dieu de Colère, un dieu
jaloux," qui passe son temps à renier ses promesses et à trahir ceux
qu'il nomme ses "créatures." (Ben oui, je connais quand même mes classiques : si je veux les démolir, il vaut mieux, ne croyez-vous pas ? ... )
28 avril 2006
Site Jean-Marie Déguignet.
Il s'agit du site
consacré à la vie et à l'oeuvre de Jean-Marie Déguignet, un grand
anti-clérical breton dont la devise aurait pu être : "Ni Dieu, ni
maître !"
Site Déguignet
Déguignet
fut retrouvé mort devant la porte de l'hospice de Quimper, le 29 août
1905. Il n'a donc pas vu la victoire laïque de la séparation de
l'Eglise et de l'Etat.
Je signale que le
malheureux, qui avait bien servi l'Etat français, était retombé dans la
misère par la faute du recteur (= curé) de Pluguffan qui, du haut de sa
chaire, appela tout le village à boycotter le débit de tabac que
Déguignet, ancien combattant, avait réussi à obtenir.
L'oeuvre la plus connue de Déguignet, qu'il écrivit en français, ce
sont les "Mémoires d'un paysan bas-breton", actuellement disponibles en
collection de poche. Un livre au ton parfois excessif (encore que, au
vu de certains événements actuels, il nous devient plus tolérable ... )
mais qu'il faut lire.
C'est
Hugo (je crois ;) ) qui dit un jour : "La Bretagne, cette éternelle
révoltée ..." C'est une définition qui convient à merveille à
Jean-Marie Déguignet.

Jean-Marie Déguignet - 1834 - 1905
27 avril 2006
CQFD.
"On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui." Pierre Desproges.
Sur la courverture du Charlie-Hebdo du 8 février 2006, Mahomet semble bien de cet avis :

20 février 2006
Ayaan Hirsi Ali s'exprime.
Si vous ne connaissez pas encore Ayaan Hirsi Ali, voyez ici :
Site Wikipédia Ayaan Hirsi Ali
et ici :
Article L'Express
Je rappelle qu' Ayaan Hirsi Ali est apostate et condamnée à
mort en terre d'islam pour avoir choisi d'abandonner sa religion, ce
que, peut-être, certains de vous qui me lisez avez fait tranquillement,
sans même vous poser la question.
Et pourquoi avez-vous pu le faire ? Parce que d'autres personnes, il
y a un, deux ou trois siècles, comme Ayaan Hirsi Ali aujourd'hui, se
sont battues pour vous obtenir ce droit. Avant eux, déjà, certains
résistaient, certains même étaient morts dans les prisons
inquisitoriales et sur les bûchers. Mais ce sont la France des Lumières
et la Révolution française qui, les premiers, ont vraiment enfoncé le
clou avant que, en 1905, la gauche et l'extrême-gauche de l'époque
n'obtiennent la séparation définitive de l'Eglise et de l'Etat français.
Après la lâcheté silencieuse dont nous ont
gratifiés en cette affaire des caricatures la majeure partie de nos
politiques et denos intellectuels, il est bon, je crois, de rappeler
tout ceci quin'est pas finalement si acquis que cela et qu'il nous faut
continuer à défendre.
Voici la position claire et précise de celle qu'on a surnommée la "Voltaire noire" sur la question des caricatures de Mahomet :
"Je suis ici pour défendre le droit d'offenser. J'ai la
conviction que cette entreprise vulnérable qu'on appelle démocratie ne
peut exister sans libre expression, en particulier dans les médias.
Les journalistes ne doivent pas renoncer à l'obligation de parler
librement, ce dont sont privés les hommes des autres continents.
Mon opinion est que le Jyllands Posten a eu raison de publier les caricatures de Mahomet et que d'autres journaux en Europe ont bien fait de les republier.
Permettez-moi de reprendre l'historique de cette affaire. L'auteur
d'un livre pour enfants sur le prophète Mahomet n'arrivait pas à
trouver d'illustrateur. Il a déclaré que les dessinateurs se
censuraient par peur de subir des violences de la part de musulmans,
pour qui il est interdit à quiconque, où que ce soit, de représenter le
Prophète. Le Jyllands Posten a décidé d'enquêter sur le
sujet, estimant - à juste titre - qu'une telle autocensure était
porteuse de lourdes conséquences pour la démocratie. C'était leur
devoir de journalistes de solliciter et de publier des dessins du
prophète Mahomet.
Honte aux journaux et aux chaînes de télévision qui n'ont pas eu le courage de montrer à leur public ce qui était en cause dans "l'affaire des caricatures" ! Ces intellectuels qui vivent grâce à la liberté d'expression, mais acceptent la censure, cachent leur médiocrité d'esprit sous des termes grandiloquents comme "responsabilité" ou "sensibilité".
Honte à ces hommes politiques qui ont déclaré qu'avoir publié et republié ces dessins était "inutile", que c'était "mal", que c'était "un manque de respect" ou de "sensibilité" ! Mon opinion est que le premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen, a bien agi quand il a refusé de rencontrer les représentants de régimes tyranniques qui exigeaient de lui qu'il limite les pouvoirs de la presse. Aujourd'hui, nous devrions le soutenir moralement et matériellement. Il est un exemple pour tous les dirigeants européens. J'aimerais que mon premier ministre ait autant de cran que Rasmussen.
Honte à ces entreprises européennes du Moyen-Orient qui ont mis des affiches disant "Nous ne sommes pas danois", "Ici on ne vend pas de produits danois" ! C'est de la lâcheté. Les chocolats Nestlé n'auront plus le même goût après ça, vous ne trouvez pas ? Les Etats membres de l'Union européenne devraient indemniser les sociétés danoises pour les pertes qu'elles ont subies à cause des boycottages.
La liberté se paie cher. On peut bien dépenser quelques millions d'euros pour la défendre. Si nos gouvernements ne viennent pas en aide à nos amis scandinaves, alors j'espère que les citoyens organiseront des collectes de dons en faveur des entreprises danoises.
Nous avons été submergés sous un flot d'opinions nous expliquant que les caricatures étaient mauvaises et de mauvais goût. Il en ressortait que ces dessins n'avaient apporté que violence et discorde. Beaucoup se sont demandé tout haut quel avantage il y avait à les publier.
Eh bien, leur publication a permis de confirmer qu'il existe
un sentiment de peur parmi les écrivains, les cinéastes, les
dessinateurs et les journalistes qui souhaitent décrire, analyser ou
critiquer les aspects intolérants de l'islam à travers l'Europe.
Cette publication a aussi révélé la présence d'une
importante minorité en Europe qui ne comprend pas ou n'est pas prête à
accepter les règles de la démocratie libérale. Ces personnes - dont la
plupart sont des citoyens européens - ont fait campagne en faveur de la
censure, des boycottages, de la violence et de nouvelles lois
interdisant l'"islamophobie".
Ces dessins ont montré au grand jour qu'il y a des pays qui
n'hésitent pas à violer l'immunité diplomatique pour des raisons
d'opportunité politique. On a vu des gouvernements malfaisants, comme
celui d'Arabie saoudite, organiser des mouvements "populaires" de
boycottage du lait ou des yaourts danois, alors qu'ils écraseraient
sans pitié tout mouvement populaire qui réclamerait le droit de vote.
Je suis ici aujourd'hui pour réclamer le droit d'offenser dans les limites de la loi. Vous vous demandez peut-être : pourquoi à Berlin ? Et pourquoi moi ?
Berlin est un lieu important dans l'histoire des luttes idéologiques autour de la liberté. C'est la ville où un mur enfermait les gens à l'intérieur de l'Etat communiste. C'est la ville où se concentrait la bataille pour les esprits et les coeurs. Ceux qui défendaient une société ouverte enseignaient les défauts du communisme. Mais l'oeuvre de Marx était discutée à l'université, dans les rubriques opinions des journaux et dans les écoles. Les dissidents qui avaient réussi à s'échapper pouvaient écrire, faire des films, dessiner, employer toute leur créativité pour persuader les gens de l'Ouest que le communisme n'était pas le paradis sur Terre.
Malgré l'autocensure de beaucoup en Occident, qui idéalisaient et défendaient le communisme, malgré la censure brutale imposée à l'Est, cette bataille a été gagnée.
Aujourd'hui, les sociétés libres sont menacées par l'islamisme, qui se réfère à un homme nommé Muhammad Abdullah (Mahomet) ayant vécu au VIIe siècle et considéré comme un prophète. La plupart des musulmans sont des gens pacifiques ; tous ne sont pas des fanatiques. Ils ont parfaitement le droit d'être fidèles à leurs convictions. Mais, au sein de l'islam, il existe un mouvement islamiste pur et dur qui rejette les libertés démocratiques et fait tout pour les détruire. Ces islamistes cherchent à convaincre les autres musulmans que leur façon de vivre est la meilleure. Mais quand ceux qui s'opposent à l'islamisme dénoncent les aspects fallacieux des enseignements de Mahomet, on les accuse d'être offensants, blasphématoires, irresponsables - voire islamophobes ou racistes.
Ce n'est pas une question de race, de couleur ou de tradition. C'est un conflit d'idées qui transcende les frontières et les races.
AYAAN HIRSI ALI - Sources Le Monde - 16.02.2006"

